Et je choisis de vivre

Il est des films, comme de certains livres, des oasis bienfaisants et nécessaires…

images_opt.jpgIl y a presque deux ans, j’ai eu l’élan de contribuer au financement participatif de ce film « Et je choisis de vivre », qui n’était alors qu’un projet.
Touchée par la démarche de Nans Thomassey hier, et aujourd’hui encore, je suis fière d’avoir apporté une petite graine à ce cadeau en images.

Ce film- documentaire est une réussite. Les histoires vibrent en nous, résonnent, font écho à nos terreurs, à nos fragilités.
Autour d’un sujet grave – la perte d’un enfant – c’est une infinie délicatesse, une tendresse bienveillante.

Il y a les larmes et les rires, il y a les mots et les silences, les paysages renversants… Et si on ne sait pas trouver les mots justes, car souvent, on ne sait pas… simplement se tenir là, au plus près de notre humanité, au plus près de nos déchirements. Sentir que la Vie continue son oeuvre, malgré les drames les plus terribles… et choisir de vivre.

Je l’aime, ce film. Il est beau et utile. Allez-y ! Courez-y !
Vous apprendrez sur vous, sur nous, sur l’importance d’être là les uns pour les autres, avec coeur et simplicité.


Quelques liens :

Festival du Féminin® : c’est tout bientôt !

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Connexion, réflexion, création… Atelier en préparation !
Ça cogite dans la marmite ! 🤔

Le Festival du Féminin® au Pays de l’Homme, à Siorac, les 19, 20 et 21 octobre prochains ! Qu’on se le dise !

Pour plus de détails, n’hésitez pas à aller voir l’article publié précédemment.

C’est ici ! ☞ Festival du Féminin® au Pays de l’Homme.

Le Festival du Féminin®

Les 19, 20 et 21 Octobre 2018,

le centre d’art Bis’art, installé à Coux-et-Bigaroque, dans un bel écrin de Dordogne accueillera le 6e Festival du Féminin® au Pays de l’Homme.

 

FF au Pays de l'Homme

 

Agnès Delpech, porteuse de la graine et cheffe d’orchestre de l’événement périgourdin depuis les origines, m’a fait l’honneur de m’inviter. Je la remercie chaleureusement, ainsi que les Femmes à la Source, les abeilles attentives et les bourdons efficaces, une incroyable équipe de choc qui rend possible le déploiement harmonieux de cet événement de taille !

Je serai donc en Dordogne le dimanche 21 octobre pour offrir l’atelier suivant :

« Les renoncements nécessaires, ces petites morts qui nous invitent à être vivants !

La vie nous amène à traverser de nombreux deuils et changements, du plus petit au plus radical. Chacune de ces étapes nous transforme, nous poussant à inventer des formes différentes, et porte en elle le germe du renouvellement de soi, une ouverture possible à la conscience de ce qu’il y a de plus vivant en nous. Acceptez de laisser aller ce qui n’est plus… et goûtez la puissance de Vie ! »

Allez, on s’y retrouve ?

 

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Vous trouverez toutes les infos utiles en suivant le lien qui suit :

Les Femmes à la Source – Festival du Féminin® au Pays de l’Homme.

Ne tardez pas trop, l’événement joue toujours à guichets fermés…

Jusqu’au 31 août : tarif privilégié de 110€ au lieu de 160€ pour les trois jours.


Le Festival du Féminin® est né à Paris, en mars 2012, sous l’impulsion inspirée de l’équipe du Centre du Tao Paris. L’équipe fondatrice – Christine Gatineau, Delphine Lhuillier et Cécile Bercegeay – accompagne la création et le déploiement des épiphénomènes qui, partant de Dordogne, essaiment aujourd’hui dans le monde entier !

Plus d’informations ici : Festival du Féminin®

Méditation et thérapie – Christophe Fauré

Ne plus résister, cesser de lutter contre ce que l’on ne peut changer, s’abandonner à ce qui est…
C’est parfois au coeur des tempêtes que l’on peut faire l’expérience directe de soi, de quelque chose de plus grand, au-delà des constructions que nous avons de nous-mêmes, ce « qui je suis » social, familial, professionnel.


Un regard profond, magnifiquement humain et spirituel, qui invite à penser autrement les expériences douloureuses.

Je vous invite à visionner ce partage passionnant du Dr Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute, spécialisé dans l’accompagnement des ruptures de vie  : Méditation et thérapie.

Auteur de nombreux ouvrages, il est ici invité par l’École occidentale de méditation.

En cas d’amour – Les ruptures de vie

Quand soudain, l’autre quitte… que faire « en cas d’amour » ?

« L’homme qui prend place devant elle est comme mort. Le regard n’accroche rien, la peau est blême, les mains seules paraissent conserver un semblant de vie indépendante, elles vont et viennent dans l’air, se nouent et se dénouent, font un ballet de pleureuses tandis que le reste du corps est une pierre. On devrait davantage observer les minéraux, les cailloux, la lave pétrifiée, les fossiles, la roche – ils nous disent ce que nous sommes. C’est dans cette minéralité qu’on se retranche lorsque l’amour vous est retiré.

– Je n’ai plus de raison de vivre, dit-il, depuis qu’elle est partie. (…)

L’abandon est une zone franche où plus aucune règle n’a cours. Un lieu de désertion, un no man’s land, comme dans ces espaces à découvert sur les champs de bataille encore un instant épargnés où les armées se font face sans avancer encore, et que l’on pourrait croire que ce suspens va durer toujours, s’éterniser, s’étendre aux autres territoires, mais non, à un moment ou à un autre, la vie reprend et avec elle, la rage des combats meurtriers. L’abandon nous ramène à l’impuissance fondamentale de nos premières semaines de vie où, entièrement voué à l’autre – notre passion fondamentale au sens du « pâtir » tel que le conçoit Spinoza – nous espérons de lui, d’elle, une caresse, une parole, un geste, un signe au moins qui nous raccroche à la vie, à l’amour, au désir. Sans quoi, nous errons dans ces limbes cauchemardesques où vivre n’équivaut à rien d’autre que survivre, mais pour qui ? où le relais que prend le corps pour tenir bon n’a qu’un temps et ne suffira pas. Personne ne s’aventure dans ces contrées et ne les revisite sans y être obligé.

Que vaut une présence d’analyste contre cette violence de l’abandon ? De quoi peut-elle, à cet instant, vous protéger, vous préserver ? Puisque le mal est fait, que vous êtes retourné de par son départ à elle dans ce lent cauchemar qui semble ne jamais vouloir finir, d’autant plus incompréhensible à vos yeux que vous pensiez ne plus l’aimer… de quoi est fait l’amour alors, de quel ravaudage, de quelle fabrique mal tissée, rapiécée, tient-il sa consistance pour valoir si peu et résister pourtant ?

Ce qu’on met de soi dans l’autre est infiniment plus vaste que ce qu’on croit lui confier. Quelque fois c’est sa propre vie, d’autres fois c’est son âme, sa vocation, sa sauvagerie, sa misère, une dette ancestrale, c’est toujours exorbitant, une valeur passée en douce, clandestine, que l’on s’échange dès le premier regard. Pacte secret qui échappe au destinataire comme à celui qui l’envoie, chacun se chargeant de cacher le fardeau très loin en soi, à l’abri. »

  • Extrait de l’ouvrage intime et sensible d’Anne Dufourmantelle, récit et essai autour de l’amour et de ses ravages : « En cas d’amour –  Psychopathologie de la vie amoureuse ».
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Anne Dufourmantelle est philosophe et psychanalyste.