Cinopsy’s 2018 : « Psychothérapie, croyances et spiritualité »

Comme chaque année depuis trois ans, la FF2P, Fédération Française de psychothérapie et psychanalyseorganise son festival de cinéma.

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L’événement aura lieu à Bordeaux, les 12, 13 et 14 octobre 2018. Cette année, le thème « Psychothérapie, croyances et spiritualité » réunira de nombreux intervenants.

Boris Cyrulnik, invité d’honneur de cette édition, ainsi que les marraines, Laure Adler et Véronique Jeannot, viendront partager leurs réflexions et expériences autour de la dimension spirituelle.

Pour découvrir le programme et voir les modalités pratiques, vous pouvez vous rendre sur le site dédié : Cinopsys.

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Colloque FF2P : Précarité psychique

Précarité psychique et son incidence

dans notre approche la personne en thérapie

 

Précarité FF2P

Précarité psychique : quelle est la part du psychopraticien ?

 La précarité a été pensée par le philosophe, le sociologue, le politique. Il s’agit lors de ce 33e colloque de la FF2P de donner toute sa place au praticien de la psychothérapie qui, par son approche de soignant, peut prendre part à l’étude de ses caractéristiques psychiques et psychothérapeutiques.

La précarité moderne s’inscrit dans un contexte inédit qui ne peut être confondu avec la vulnérabilité « normale », passible de chaque existence.

Elle se généralise et devient un problème de société ; il est clair que le professionnel de la psychothérapie fait partie des personnes ressources vers lesquelles se tourner pour mieux être à l’écoute et saisir les situations à chaque fois singulières et ainsi prendre soin.

Objectiver la précarité dans un contexte psychique n’exclut pas ses autres champs d’appartenance tels que le politique, le social et l’économique pour ne citer que les plus prégnants.

Dès lors, analyser la précarité dans ses représentations  et manifestations psychiques ne sous-entend  pas de mettre à distance ses autres dimensions et ne  déresponsabilise pas ses autres interférences  en affaiblissant leur impact, voire en les dédouanant.

Quelle est la part du psychopraticien face à une personne en situation de précarité ? L’analyse identitaire lui permettra certes de changer ce qui peut l’être tout en acceptant l’extériorité de sa situation. La particularité du psychopraticien est qu’il ne désocialise ni ne dépolitise le regard porté sur les processus de précarisation ; l’histoire personnelle n’est pas réductible à son champ psychique.

Pour autant, peut-on en tirer une règle générale ? Le psychopraticien n’est pas dissociatif quel que soit le contexte dans lequel il intervient. Contrairement aux autres approches médicales, économiques et sociales, la relation singulière telle qu’elle peut être vécue en psychothérapie est la seule à tenir compte de « l’être », de son  identité et de sa singularité.

La situation d’urgence associée à cette précarité exige des expertises et notamment une expertise psychologique ; la nécessité de connaître la réalité psychique caractéristique de la précarité est un préalable à toute prise de décision et donc à toute action quel que soit son domaine d’intervention politique, social ou économique.

Ces 2 jours de colloque nous aideront à mieux saisir ce qu’est la précarité psychique tout en la replaçant dans son contexte actuel : est-elle une simple crise de l’existence individuelle ou s’amplifie-t-elle aujourd’hui pour devenir un problème de société ? Tous les intervenants choisis nous apporteront leur expertise dans des domaines volontairement diversifiés, en privilégiant la description d’exemples concrets.

Nous ne sommes  pas seulement invités à un travail d’écoute des conférences, mais également à une participation active par vos questions à l’issue des conférences et lors des tables rondes. Cette année nous avons invité une compagnie de théâtre forum ainsi que des peintres des rues qui nous feront saisir la précarité dans des situations existentielles concrètes.

Informations pratiques pour ce colloque sur le site de la FF2P : Précarité psychique

Cerveau et psychothérapie

Article écrit par Joris Vanlerberghe pour Prévention Santé

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« Prenons pour exemple la psychanalyse. La psychanalyse est une méthode d’investigation de l’esprit mise au point par Freud dans les années 1900 – 1940. L’absence d’outils permettant de visualiser le fonctionnement cérébral était alors un frein concernant les possibilités de compréhension du cerveau. Ceci n’a heureusement pas arrêté Freud, très désireux d’apprendre et de comprendre le fonctionnement psychique humain. Il propose alors des théories qui vont bouleverser la psychologie d’aujourd’hui, et notamment la psychologie clinique.

La psychanalyse, une psychothérapie

Adepte du divan, du retrait et du libre parler de l’inconscient, il fut l’un des premiers à mettre le patient en souffrance psychique au centre d’une nouvelle technique qu’il appellera alors la psychanalyse.

Moi, ça, surmoi, pulsion de mort, complexe d’œdipe, sexualité infantile, pulsions sexuelles… Tant de mots aujourd’hui acquis dans le vocabulaire des « psys ». Pourtant souvent décriée, la psychanalyse ne permettant pas d’être étudiée de façon scientifique, elle apparaît pour certain comme inutile, dangereuse, voir dogmatique. En réalité, nous savons aujourd’hui que la psychanalyse aide certaines personnes à aller mieux. Jusqu’aux années 2000, nous ne savions pas réellement comment la psychothérapie pouvait aider un patient à aller mieux.

C’est à l’aide d’une conférence d’un grand psychanalyste, neuropsychiatre, éthologue que  je vais appuyer mon article : Le Dr. Boris Cyrulnik.

Le cerveau dans la douleur

Lorsqu’une personne se retrouve en situation d’isolement sensorielle (décès d’un proche, malheureux, dépressif, etc.) on peut voir que les fibres préfrontales ne sont plus stimulées. L’arborisation préfrontale s’arrête donnant l’impression qu’il y a une atrophie, qui, en fait, n’en est pas vraiment une. Effectivement, la réorganisation du milieu (sensoriel) permet aux fibres préfrontales de se redresser et donc cette « fausse-atrophie» disparaît.

Une des choses les plus importantes à comprendre ici, c’est que la forme du cerveau dépend de la structure du contexte. C’est là que la psychothérapie prend forme. En d’autres termes, le fonctionnement du cerveau dépend de l’environnement. Par exemple, une personne parfaitement saine perd son conjoint, alors les fibres préfrontales s’affaisseront.

Le cerveau et la psychothérapie

On va aller plus loin dans l’explication neuro-scientifique et comprendre les conséquences de fibres préfrontales « atrophiées ». Je vais parler un instant de l’amygdale. L’amygdale est le socle neurologique des émotions. Elle fait partie du système limbique qui est impliqué dans la reconnaissance et l’évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels, dans l’apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives associées en particulier dans la peur et l’anxiété.

C’est-à-dire que les fibres préfrontales saines vont venir inhiber en quelque sorte les informations sensibles. Non pas dans le sens de donner moins d’informations, mais plutôt amortir leur valence émotionnelle. Le problème serait plutôt pour une personne chez qui ces fibres préfrontales seraient en quelque sorte « atrophiées ».

En effet, vous l’aurez compris, elles ne pourront plus « amortir » le choc émotionnel et donc la moindre information devient pour l’amygdale une alerte intense. Ce qui veut dire que pour une personne ayant ce type de cerveau, le moindre événement est un trauma.

Alors que pour une personne ayant les fibres préfrontales saines, la même information sera par exemple une invitation au jeu, à l’exploration. Ce qui va détruire l’un, va être une information futile pour l’autre.

L’expérience de Mario de Beauregard :

Participant à l’expérience : 30 – 50 personnes / Formation de 3 groupes

1 – Dépression profonde avec psychothérapie, avec IRM 2 – Dépression profonde sans psychothérapie, avec IRM 3 – Parfaite santé, avec IRM.

Groupe 1 : Dépression profonde : IRM + psychothérapie et au bout de quelques mois : Contrôle avec IRM

Le travail de psychothérapie était le suivant : remémoration, imagination, représentation. Résultats : on voit qu’après 3 mois leur cerveau ne fonctionne plus de la même manière. Il y a la partie dorsale du lobe frontal s’est regonflé et consomme de l’énergie.

La partie antérieure de l’Aire Singulaire Antérieure se remet à fonctionner alors que lorsqu’il était déprimé la partie frontale était éteinte et c’était la partie postérieure de l’Aire Singulaire qui consommait de l’énergie. Ce qui veut dire que le cerveau a pris l’habitude de fonctionner différemment sous le simple effet de la psychothérapie.

C’est-à-dire que le milieu agit sur notre fonctionnement cérébrale, mais qu’à l’inverse, on peut agir sur le milieu pour qu’il agisse de manière différente sur notre fonctionnement cérébral ainsi, on ne voit plus le monde de la même manière.

Groupe 2 : Dépression profonde, mais refus de la psychothérapie, contrôle quelques mois plus tard

Le fonctionnement du cerveau n’a pas changé.

Groupe 3 : Parfaite santé : contrôle en même temps que les deux autres groupes, puis quelques mois plus tard, le fonctionnement du cerveau n’a pas changé.

Mario de Beauregard, auteur de cette expérience, a fait plusieurs cohortes, et quelle que soit la méthode psychothérapique les résultats sont les mêmes : qu’il s’agisse de la psychanalyse, de thérapie comportementale, etc. L’intérêt de la psychothérapie, c’est de faire l’effort de remémoration, de parole, d’anticipation, d’imagination.

Lorsque l’on raconte sa vie à un psychologue, on fait un effort d’imagination, d’anticipation, de traitement des images, de parole, de réflexion. C’est cet ensemble d’actions qui va venir structurer le cerveau, le modifier. »

Références

Plus d’informations sur la neuroplasticité et la dépression : http://www.neuroplasticite.com/mecanismes-neuroplasticite/depression/

Plus d’informations sur la neuro-imagerie : http://www.soutien-psy-en-ligne.fr/blog/neurosciences-therapie/

La conférence de Boris Cyrulnik : Cerveau et psychothérapie

Vouloir et action

« Savoir et ne pas agir équivaut à ne pas savoir du tout. »

« En soi, la conscience de la responsabilité ne va pas de pair avec le changement; elle constitue simplement la première étape du processus de changement. (…) un patient qui prend conscience de sa responsabilité pénètre dans le vestibule du changement. (…)

Pour changer, le sujet doit d’abord assumer cette responsabilité et s’engager à une forme d’action. Le mot lui-même exprime cette capacité : la responsabilité en soi se définit comme l’aptitude à répondre.

La psychothérapie vise le changement, changement thérapeutique qui doit s’exprimer par des actions, non pas du savoir, de l’intention ou du rêve. »

« Thérapie existentielle », de Irvin Yalom, ouvrage paru en 2008 chez Galaade Éditions.

Méditation et thérapie – Christophe Fauré

Ne plus résister, cesser de lutter contre ce que l’on ne peut changer, s’abandonner à ce qui est…

C’est parfois au coeur des tempêtes que l’on peut faire l’expérience directe de soi, de quelque chose de plus grand, au-delà des constructions que nous avons de nous-mêmes, ce « qui je suis » social, familial, professionnel.

Un regard profond, magnifiquement humain et spirituel, qui invite à penser autrement les expériences douloureuses.

Je vous invite à visionner ce partage passionnant du Dr Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute, spécialisé dans l’accompagnement des ruptures de vie  : Méditation et thérapie.

Auteur de nombreux ouvrages, il est ici invité par l’École occidentale de méditation.

 

Comment survivre au trauma ?

Il est des chocs qui font effraction dans notre ciel et viennent figer la vie en nous d’un seul coup…

Témoins ou victimes d’agression, d’accident, d’attentat, de violences sexuelles, de catastrophes, etc.
De nombreuses blessures, certaines plus silencieuses que d’autres, peuvent empêcher le déploiement de notre plein potentiel, nous faire perdre joie de vivre et confiance en nous.
Tout choc émotionnel qui ne parvient pas à trouver sens aura des répercussions importantes, quelquefois même invalidantes, pour ceux qui y sont confrontés.
Impacts majeurs, parfois des années après, sur la santé, la vie émotionnelle, psychique et relationnelle, entravant la capacité à fonctionner normalement dans le quotidien…
 

Poser les mots, s’approcher doucement de ce qui tétanise tout élan de vie et apprivoiser la terreur au contact d’un autre, bienveillant et accueillant.

Une main qui nous aide à nous relever, à oser regarder, marcher un peu, entendre les maux en mots et leur résonance…

Parler et être entendu aide à se reconstruire et à remettre la vie en mouvement.

 
Témoignage  fort, celui de Jean-Paul Mari, à voir ici : « Comment survivre au trauma ? »
« La seule façon de soigner ce trauma, c’est d’en parler, cette rencontre avec la mort, qui vous glace, qui vous sidère, qui vous tue, c’est d’arriver à en parler.
La seule façon de nous en sortir, c’est de mettre des mots et de l’humain.
Il faut regarder la mort en face et si on arrive à faire ça, peu à peu, avec un travail de paroles, on arrive à récupérer notre part d’humanité. Le silence nous tue… »

Jean-Paul Mari est journaliste grand-reporter, psychologue et kinésithérapeute, il a publié des centaines de reportages à l’étranger et plusieurs ouvrages. Il a réalisé un documentaire « Irak, quand les soldats meurent » et un film « Sans blessures apparentes » tiré de son livre du même nom.Créateur et l’animateur du site «grands-reporters.com », il a également publié un roman, « La tentation d’Antoine ».

Les abus et traumas changent notre ADN

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La recherche scientifique confirme que les abus et traumas laissent une trace dans l’ADN des victimes et va donc se transmettre d’une génération à l’autre, avec des conséquences dans la vie des descendants n’ayant pas subi eux-mêmes ces chocs émotionnels.

De l’importance impérative de prendre soin de ses blessures et traumas, avec l’aide d’un thérapeute, pour ne pas qu’ils soient au contrôle de nos vies et nous empêchent d’être pleinement vivants.

Un acte responsable et aimant pour soi-même, pour ceux qui arrivent après nous, mais aussi pour toute la lignée familiale dont nous faisons partie…

Reportage à voir ici : Les preuves scientifiques des traumatismes dans l’ADN


Précision importante qu’une collègue a porté à ma connaissance : il semblerait que les travaux de l’étude citée dans le reportage aient été falsifiés par le professeur qui en avait la charge.

Néanmoins, d’autres travaux ont été ou sont menés sur le sujet.

« L’épigénétique est le domaine qui étudie comment l’environnement et l’histoire individuelle influent sur l’expression des gènes, et plus précisément l’ensemble des modifications transmissibles d’une génération à l’autre et réversibles de l’expression génique sans altération des séquences nucléotidiques.

Une étude faite sur une population dont étaient référencés tous les individus ainsi que leur alimentation en fonction des récoltes a montré qu’une grand-mère ayant vécu une famine transmet cette information à sa descendance et par conséquent modifie l’ADN de son petit-fils, qui peut développer des maladies alors qu’il n’a jamais connu de famine (1).

De même, les femmes enceintes durant les événements du 11 septembre 2001 ont montré que l’enfant possédait un taux de cortisol plus élevé (2) (…)

(1) Travaux menés par Le généticien clinique Marcus Pembrey (institut de la santé infantile, University college de Londres) et Lars Olov Bygren (Université d’Umea, Suède)
(2) Recherches de Gerard Essed et Rachel Yehuda.

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L’Emory University School of Medicine, située à Atlanta, aurait publiée une étude dans la revue scientifique Nature Neuroscience. « Les expériences d’un parent, même vécues avant la procréation, influencent à la fois la structure et la fonction du système nerveux des générations suivantes », résume l’étude, rapportée par la BBC.

Ces découvertes fournissent la preuve d’un « héritage transgénérationnel épigénétique » par lequel l’environnement affecte la génétique d’un individu et les générations qui le suivent, conclut le Dr Brian Dia, cité par la BBC. « Il ne fait absolument aucun doute que ce qui se passe dans le sperme et dans l’ovule se transmet aux générations subséquentes », ajoute-t-il.

Pour ceux qui maîtrisent l’anglais, une étude ici : http://www.nature.com/news/fearful-memories-haunt-mouse-descendants-1.14272
ou également, un autre article là : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2013/12/02/003-memoire-transmission-generations.shtml

Le sujet reste donc à questionner et à explorer.

Psychothérapie : l’impact sur les proches

Quand se rencontrer invite à réinventer sa vie…

La psychothérapie permet de voir et de mieux comprendre nos modes de réaction et d’interaction avec les autres et parfois de réaliser que nous avons négligé nos besoins essentiels, afin de préserver les relations et la sécurité du système en place, même quand celui-ci est toxique.

Ce retrait, cette « absence » de soi au cœur des liens, est souvent motivé par le désir d’obtenir la reconnaissance, l’amour ou la réparation dont nous avons tant manqué. Quête bien illusoire…
En accueillant les parts de nous qui étaient jusque-là inconnues, blessées ou laissées de côté, et qui mettent des filtres sur notre façon d’appréhender la vie, nous allons nous reconnecter à ce que nous sommes vraiment, et cette reconnexion va nous transformer.
Alors oui, s’engager en thérapie va ouvrir à des ajustements et peut provoquer quelques remous dans notre environnement et sur notre entourage… mais pour un meilleur équilibre.
Reconnaître ses besoins et ses limites, se re-connaître ( au sens de « retrouver dans sa mémoire », ramener à la conscience ce qui est déjà là) – c’est refaire alliance avec sa liberté, reprendre sa part pleine de créateur aux commandes de son existence.
Libre d’être nous-mêmes, nous permettons aux autres d’en faire autant,
à condition pour chacun de prendre la responsabilité de son changement et de pouvoir assumer sereinement son impact sur l’autre et sur la relation.

Suite à la lecture de l’article paru dans le Figaro :

Psychothérapie : Amour et présence

Risquer la traversée vers soi, y être ensemble, c’est tisser à deux voix le pont qui mène à la clarté et à la connaissance, et avec elles, c’est tout un monde de possibles qui peut s’ouvrir et permettre une nouvelle liberté.

Se sentir accueilli dans la présence l’autre, se sentir regardé, parfois pour la première fois, donne au cheminant en thérapie l’appui nécessaire pour embrasser la vérité sur lui-même et apprivoiser les contraires et contrastes qui le font humain, les rires à gorge déployée, autant que les peines qui mettent à terre.
C’est parce que nous sommes si semblables, toi qui viens me voir, et moi qui prépare ta venue, bousculés et surpris par les mouvements de vie, meurtris par tout ce qui nous laisse sans voix, que nous pouvons nous re-connaître – nous connaître à nouveau – l’un et l’autre miroirs de la profondeur sensible que nous sommes.