La méditation : une révolution dans le cerveau

La méditation, tradition millénaire, a connu un essor considérable depuis une quinzaine d’années et c’est aujourd’hui devenu un sujet incontournable.
Au-delà des effets de mode et des inévitables récupérations commerciales qu’ils génèrent, méditer permet bien de stabiliser les émotions et de calmer le flux incessant, parfois envahissant, des pensées.
Rapidement, avec une pratique régulière, on constate moins de ruminations et moins d’intensité dans l’anticipation anxieuse d’une situation.
Notre humeur s’améliore, nous sommes plus calme, plus stable, et notre attitude face à la vie devient plus positive.
Méditation
Morceaux choisis du documentaire :
  • 60 000 pensées se forment chaque jour dans notre esprit, un. zapping permanent…
  • Le cerveau est une formidable machine à produire de la fiction. Il produit une fiction tellement réelle que quand vous imaginez une scène déplaisante, votre coeur s’accélère, vos muscles se tendent. Vous croyez que c’est la réalité.
  • Il arrive que le cerveau soit bloqué sur la mauvaise fréquence : les sentiments d’échec et de culpabilité reviennent en boucle et les pensées se transforment en ruminations.
  • 10 minutes de méditation chaque jour suffirait pour réduire le stress et ses effets néfastes sur la santé.
  • En agissant au coeur de nos cellules, cette gymnastique mentale aurait le pouvoir d’allonger l’espérance de vie : une cure de jouvence et un espoir pour prévenir certaines pathologies du cerveau.
  • La méditation agit sur la plasticité du cerveau.
  • Tout ce que vous apprenez, tout ce que vous vivez, va avoir un impact sur les structures de votre cerveau, la densité de matière grise ou l’épaisseur du cortex va se modifier, en fonction des expertises que vous allez acquérir.
  • La méditation agirait comme une gymnastique capable de muscler certaines aires cérébrales et ralentirait ainsi le vieillissement du cerveau. Plus étonnant encore, cette cure de jouvence agirait même au coeur de nos cellules.
Méditer, c’est cultiver la pleine présence à ce qui est et s’offrir la paix.
Avec les charges quotidiennes qui pèsent sur nos vies, les exigences d’une société en quête de toujours plus, de réactivité, de performance, les sollicitations nombreuses et permanentes, la diversité des émotions qui nous traversent et nous bousculent, calmer notre mental n’est pas un luxe, c’est une nécessité absolue et le plus beau cadeau que l’on puisse se faire.
Alliée santé et amie de notre bien-être, c’est maintenant prouvé, mais la méditation, c’est aussi s’engager pour le bien-vivre du monde dans lequel on évolue.
Se changer pour changer le monde, ça peut commencer par s’accorder 5 minutes quotidiennes pour se poser, observer ses pensées et respirer en conscience.
Alors, on n’hésite plus, on cajole son cerveau :
on s’assoit et on s’offre une pause ! 🙂
Le lien vers le documentaire : Méditation : une révolution dans le cerveau
Le lien vers le débat : Enquête de santé – France 5

Méditation et thérapie – Christophe Fauré

Ne plus résister, cesser de lutter contre ce que l’on ne peut changer, s’abandonner à ce qui est…

C’est parfois au coeur des tempêtes que l’on peut faire l’expérience directe de soi, de quelque chose de plus grand, au-delà des constructions que nous avons de nous-mêmes, ce « qui je suis » social, familial, professionnel.

Un regard profond, magnifiquement humain et spirituel, qui invite à penser autrement les expériences douloureuses.

Je vous invite à visionner ce partage passionnant du Dr Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute, spécialisé dans l’accompagnement des ruptures de vie  : Méditation et thérapie.

Auteur de nombreux ouvrages, il est ici invité par l’École occidentale de méditation.

 

Les étonnantes vertus de la méditation

En apaisant nos esprits, la méditation modifie durablement de nombreuses régions de notre cerveau et stimule la neuroplasticité, la capacité de notre cerveau à acquérir de nouvelles notions et à abandonner des schémas de pensées inadéquats, la capacité à se renouveler… Le cerveau se modifie avec l’expérience et l’entraînement.

« La méditation est une position d’observateur bienveillant, on cherche à se rendre présent. » Christophe André

L’impact de la méditation sur notre humeur, nos modes de fonctionnement, notre façon de regarder le monde et notre santé est considérable.

Médit grenouille

C’est simple, gratuit, praticable partout, avec des formes diversifiées… La prière est une méditation, marcher ou faire la vaisselle en conscience est une méditation, s’habituer à être présent à l’instant est une méditation, faire du yoga est une méditation…

C’est facile à mettre en place et les bienfaits sont innombrables ! Voilà une pratique à la portée de tous qui permet de reprendre le pouvoir sur sa vie, en agissant sur son psychisme et sur sa santé. Alors…

… et si pour prendre soin de nous, on était juste présent… Et si on méditait ?

Un incroyable reportage, à voir et à revoir : Les étonnantes vertus de la méditation

Les surdoués

Voilà un bel article clair et plein d’humour sur les hauts potentiels, publié sur le blog Les enthousiasmes d’Aurélie.

Pensé et mis en forme par Julie Lassalle, somato-psychopédagogue spécialisée dans l’accompagnement du surdouement, qui est aussi co-créatrice de la méthode de méditation et mouvement, Silence on bouge. Merci, Julie !

—–

Les surdoués

Un effet de mode ?

Encore méconnu du grand public il y a une quinzaine d’années, le sujet des surdoués, personnes à haut potentiel, enfants précoces, zèbres et autres appellations bizarres, envahit aujourd’hui nos journaux, émissions radio, télé et parfois même, les conversations des parents ou celles des professeurs. Alors que se passe-t-il ? Sommes-nous envahis par une nouvelle espèce ? A-t-on trouvé un nouveau profil fourre-tout qui justifierait les travers ou les excentrismes des uns ou des autres ? Que veut dire être surdoué au juste ? Pourquoi certains psychologues ou psychiatres ne reconnaissent-ils pas ce profil alors que d’autres se spécialisent dans l’accompagnement de ces personnes atypiques ? Essayons d’y voir plus clair.

Cas pratique

 » Je m’appelle Becca, j’ai 35 ans. Ce soir je vais au restaurant avec mon compagnon et ses collègues de travail que je ne connais pas. J’y pense depuis une semaine. Je suis contente d’y aller et, à la seconde suivante, je n’en ai plus envie. Allez si, de toutes façons, je n’ai pas le choix, ça va être sympa. Han ! Et si je ne me sens pas bien ? Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? Non, je ferais mieux de ne pas y aller. Une bonne vieille gastro, c’est un argument de choc ça, non ? Personne ne peut faire d’objection face à une gastro. Bon, ça va Becca, t’as plus 5 ans, vas-y.  »
Quelques heures plus tard à table.
« Je me demande si les restaurateurs ont fait une étude de marché qui leur a révélé que la musique électro à fond était vraiment une plus-value pour leur restaurant ? Becca, tu penses comme une vieille aigrie. Oui mais quand même, c’est un peu fort. Très joli ce tableau au mur, ça me rappelle vaguement un Kandinsky. Comment ça s’écrit déjà Kandinsky ? Arf, j’entends ma sœur me traiter d’ignare. Arrête de penser à ça Becca, tu vas chialer. Bon, je sens que j’ai une migraine qui monte, je n’arrive plus à me concentrer sur ce qu’elles disent. Allez, et si personne ne prenait de cafés qu’on en finisse ?!
 » Je ne sais pas quoi commander. Voyons voyons, qu’est ce qui ne va pas détruire mon cher système digestif ? Ah ça c’est bien ça ! Ah non, la sauce aux cacahuètes, je vais éviter. Le coup d’un œdème de Quincke pour une première rencontre, ça risque de ne pas le faire. Mince, dépêche-toi, ton tour arrive, tu vas te faire remarquer. Oula il n’a pas l’air bien le serveur. Pas assez dormi on dirait. Il est énervé aussi. Peut-être que c’est cette autre table de huit qui l’a agacé. Faut dire, ils ont l’air pénible et ils parlent beaucoup, beaucoup trop fort. De Cyril Hanouna en plus. En même temps mes voisines de table sont en train de débattre sur des marques de chaussures depuis quoi ? Vingt bonnes minutes ?… Elles doivent bien s’y connaitre en chaussures. Allez, je fais tomber ma serviette pour voir leurs pieds. En plus j’ai besoin de bouger, j’en peux plus là. C’est moi ou il fait une chaleur à crever ? Et ces néons ? On se croirait à l’école. Effectivement, belles chaussures. J’aurais au moins pu cirer les miennes, déjà qu’elles sont moches comparées aux leurs. Mince, je crois qu’elles me demandent mon avis. Heu oui, oui, bah c’est sûr, les italiennes, c’est euh… vraiment la classe. Très belle intervention Becca, bravo, brillant. Elles n’ont même pas du entendre mon dernier mot parce que je ne l’ai pas dit assez fort. Allez, dis autre chose…. Maintenant allez… Bon, y’a rien qui vient. Qu’est-ce que je peux être tarte. Mais comment font-elles pour être si à l’aise ? Elles ont l’air de passer une super soirée. Elles doivent me trouver nulle. Ou prétentieuse. On me dit souvent que j’ai l’air hautaine. Pourtant je n’arrête pas de sourire là, non ? Bon, j’ai peut-être un sourire figé du genre j’ai avalé un boomerang en plein vol…

Etre surdoué, ce n’est pas

J’ai choisi le témoignage (réel) de Becca pout faire un pied de nez aux représentations habituelles que nous avons des surdoués. Effectivement, Becca est surdouée et n’allez pas lui dire que le surdouement n’est qu’une vue de l’esprit, ou que c’est juste une idée à la mode. Parce que, quand Becca ne savait pas qu’elle était surdouée, elle rentrait de ce genre de soirée avec l’envie d’en finir avec cette vie dont elle n’avait pas les codes (la réaction vous parait peut-être disproportionnée mais c’est comme ça un surdoué : intense !). Depuis que Becca comprend mieux son profil, elle peut s’observer elle-même en train de mal vivre ce genre de soirée (ce qui en soi en atténue déjà les désagréments) et en plaisanter avec ceux qui la comprennent ! Ce qui change beaucoup de choses pour ne pas dire tout…
Pour en revenir aux représentations tenaces que nous avons quand nous entendons parler de surdoués, il ne vous a pas échappé que Becca n’était pas :
un enfant ! En effet, le surdouement ne concerne pas que les enfants car un enfant surdoué devient invariablement… un adulte surdoué ! Nous comprenons ici que l’appellation « enfants précoces » pour désigner un enfant surdoué ne soit pas très pertinente. Non seulement un enfant surdoué n’est pas forcément en avance sur les autres enfants de son âge, du moins pas sur tous les plans mais, surtout, cela reviendrait à dire qu’un enfant précoce deviendrait un adulte précoce ce qui pourrait prêter à confusion !
une geek à lunettes, bras droit de Larry Page ! L’histoire ne le dit pas mais je vous le confirme : Becca est une jeune femme au regard certes intense mais d’apparence tout à fait ordinaire. Elle n’a rien d’un génie au sens commun du terme. Ni dans son métier, ni dans ses activités sportives ou artistiques.
Certains demanderont alors, mais en quoi est-elle SURdouée si elle n’est pas PLUS douée en quelque chose ! C’est ici que nous commençons à buter sur les problèmes d’appellation.

Y voir clair malgré cette confusion des termes

Quand on ne sait pas réellement de quoi il s’agit, l’appellation est un problème car aucune ne convient pour définir la globalité de ce profil-là et aucune ne correspond à la manière qu’ils ont, eux, de se vivre et de se percevoir. Voilà comment on les nomme d’habitude : enfants précoces, EIP (enfants intellectuellement précoces), les HPI (haut potentiel intellectuel) et les HPE (haut potentiel émotionnel), les zèbres. J’ai choisi pour ma part de garder ici l’appellation de surdoués par souci de commodité, bien que ce terme génère souvent beaucoup de représentations erronées aux conséquences parfois lourdes pour eux et pour leurs entourages. Il est intéressant de se placer du point de vue des personnes concernées, enfants ou adultes qui se nomment souvent : « sousdoué », « extra-terrestre », « débile », « fou », « inadapté », « différent », « incompatible », « décalé »… bref aux antipodes du côté « petit génie » dont on les affuble souvent.

Qu’est-ce qu’être surdoué alors ?

Le surdouement est une réalité neurophysiologique qui fait l’objet de plus en plus d’études scientifiques. Vous pouvez par exemple parcourir les études réalisées par le centre Psyrène de Lyon, spécialisé dans l’accompagnement des surdoués. (cf liens ci-dessous) :

Une étude décrypte le cerveau des enfants précoces (RA-Santé, avril 2015)
Enfants précoces : dans le cerveau des « hauts potentiels » (RA-Santé, avril 2015)
Cerveau : pourquoi certains surdoués réussissent à l’école, et d’autres non ? (SciencesEtAvenir, avril 2015)

Il est difficile de donner une définition précise au surdouement car il y a autant de formes de surdouement qu’il y a de surdoués. Et, pour couronner le tout, à l’intérieur d’une même personne surdouée cohabitent une foule de paradoxes !

Nous pouvons toutefois dégager trois invariants valables pour les enfants et pour les adultes :

* un fonctionnement intellectuel différent

Les tests de QI (quoique controversés et je suis d’accord avec les controverses) mettent en évidence un potentiel supérieur à la norme définie pour les personnes du même âge. Mais les développements affectif, relationnel et psychomoteur sont habituellement plus en rapport avec l’âge réel, voire en deçà. Cet écart de rythme de croissance, appelés aussi « dyssynchronie », (terme crée par le spécialiste Jean-Charles Terrassier), entre les composantes de leur personnalité différencie fortement la personne surdouée des autres personnes et nécessite un accompagnement adapté, ceci étant particulièrement vrai pour ceux qui ne vont pas très bien.

* un mode de penser différent

pensée en arborescence (i.e. en feu d’artifice, une pensée en entraînant des dizaines d’autres, de façon fulgurante !)
pensée analogique (qui fonctionne par associations d’idées, métaphores, pensées dans lesquelles nos 5 sens sont mêlés, par exemple une odeur rappelant une situation qui elle-même véhicule une émotion dont nous nous souvenons parfaitement visuellement…)
pensée divergente (la pensée « hors du cadre »)

* une hypersensibilité et une hyperesthésie très présentes :

C’est-à-dire qu’une personne surdouée pourra, en vrac, être hyper émotif, hyper anxieux, hyper vigilant, hypersensible aux bruits, odeurs, lumières, étiquettes qui grattent, hyper empathique, hyper sensible au niveau de sa santé (problèmes digestifs, allergiques, maladies auto-immunes), hyper réactif et tout un tas d’autres choses auxquelles nous pouvons ajouter le préfixe « hyper ».
Si nous reprenons la narration de Becca, nous pouvons retrouver plusieurs caractéristiques telles que l’anticipation anxieuse, le doute, « l’ascenseur émotionnel », l’hypersensibilité digestive, terrain allergique, l’importance du regard de l’autre, la capacité de percevoir les émotions des autres, le sentiment de décalage, l’ennui et l’envie, la curiosité, le besoin de bouger, l’impatience, un grand manque de confiance en soi, des pensées en arborescence et analogiques, un envahissement émotionnel, du découragement.
Bien sûr que ces caractéristiques peuvent être présentes chez d’autres personnes non surdouées, elles seront juste plus marquées chez ces derniers. Il est aussi vrai que certains surdoués ne se reconnaitront pas du tout dans le profil de Becca ou dans ce qui a été est cité précédemment. Quand on dit que donner une définition exacte est impossible !

Pour la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin (1), « il ne s’agit pas d’être quantitativement plus intelligent, mais de disposer d’une intelligence qualitativement différente. Ce n’est vraiment pas la même chose ! Être surdoué associe un très haut niveau de ressources intellectuelles, une intelligence hors-norme, d’immenses capacités de compréhension, d’analyse, de mémorisation ET une sensibilité, une émotivité, une réceptivité affective, une perception des cinq sens, une clairvoyance dont l’ampleur et l’intensité envahissent le champ de la pensée. Les deux facettes sont TOUJOURS intriquées. Être surdoué, c’est une façon d’être au monde qui colore l’ensemble de la personnalité. Être surdoué, c’est l’émotion au bord des lèvres toujours, et la pensée aux frontières de l’infini, tout le temps »
Essayons maintenant de comprendre le surdouement des enfants et ses conséquences à l’école

Pour illustrer les paradoxes des surdoués et les faire comprendre dans le milieu scolaire, voici un tableau réalisés par l’association nationale pour les enfants intellectuellement précoces (l’ANPEIP).

1b2f875d-63cb-491d-bc56-4475cd01b85fL’enfant surdoué peut être apparemment sûr de lui, avec un aplomb déconcertant, une logique implacable. Il dispose de capacités de compréhension et d’apprentissage plus rapides que celle des enfants de son âge et, par conséquent, peut se retrouver en avance sur le plan scolaire (souvent moins sur le plan affectif). Curieux insatiable, il peut se réfugier dans les livres et s’éloigner ainsi d’un monde qui ne lui ressemble pas…

Même identifié, il peut désirer se fondre dans la masse ; timide, solitaire, incompris, il dissimule sa souffrance intérieure et ses immenses capacités. Tout en restant « très bon élève » pendant un certain temps…

L’enfant surdoué peut aussi être en échec scolaire, se montrer provocateur ou perturbateur, distrait, brouillon, ne faisant que ce qui l’intéresse. Néanmoins hypersensible, il est de nature anxieuse et commence à présenter des difficultés de comportement et de scolarité. Il peut être curieux, montrer certaines facilités, ce qui déroute les parents et les enseignants qui ne comprennent pas ces paradoxes.
Pour ceux qui préfèrent comprendre les choses en vision d’ensemble et en images, je recommande de parcourir les mind maps du site https://repairage.ch/tag/haut-potentiel/ Extrêmement bien réalisées, ces cartes heuristiques illustrent et résument les fonctionnements émotionnels et cérébraux des enfants et des adultes surdoués.
Il est important de bien comprendre que chaque surdoué est différent, on peut très bien ne pas se reconnaître dans tous les points abordés ci-dessus et être quand même concerné par le sujet !

L’importance du diagnostic

Tous les spécialistes s’accordent à le dire. Il est fondamental que les personnes surdouées sachent qu’elles le sont (par un moyen ou un autre). Cela permet de :
mettre du sens : sur un fonctionnement, sur des émotions, sur une histoire de vie
se reconnaître, se comprendre et s’accueillir, profondément, comme on est, avec toutes nos ressources et nos potentiels.
éviter les constructions dites en « faux self »(2). Le surdoué qui s’ignore va se débrouiller comme il peut, avec ce qu’il est, pour être « viable » dans son environnement. Pas facile ! Cela peut induire parfois le développement plus ou moins conscient d’une personnalité en « faux self » : le surdoué va renvoyer une image tronquée de lui-même : un enfant qui se mettra à moins bien travailler pour ne pas se faire remarquer, une ado qui rira trop fort aux « délires » de ses copines alors qu’elle n’y trouve en réalité aucun intérêt, un adulte qui se contorsionnera pour être « raccord » avec l’esprit de son entreprise quitte à se perdre complètement lui-même… liste qui s’étend à l’infini.
Attention également aux erreurs de diagnostics. Certains professionnels ne sont pas sensibilisés au surdouement ou le rejettent. Il n’est pas rare qu’une personne se voit poser un diagnostic de dépression ou de bipolarité alors qu’elle souffre en réalité de « problèmes de surdoués » ! Les surdoués qui s’ignorent pensent eux-mêmes être « fous » ou ont très peur de le devenir.

Je suis surdoué, bonne ou mauvaise nouvelle ?

Excellente nouvelle !
Etre surdoué signifie AVANT tout être intelligent, vif, créatif, curieux, drôle, empathique, juste, unique, ayant des multi-potentiels et beaucoup de belles choses encore.
La difficulté des surdoués n’est pas d’être surdoué mais d’évoluer dans un monde qui lui ne l’est pas ! C’est surement le problème de toutes les minorités, comme nous le dit Joseph Schovanec avec humour quand il parle du « non problème » de l’autisme(3).
Bien entendu, le surdouement, comme nous l’avons vu, peut être difficile à vivre. Les principaux motifs de consultations sont : le mal-être existentiel (quête identitaire, peurs, angoisses et débordements émotionnels), les difficultés relationnelles (famille, couple), trouver sa « juste » place dans la société (à l’école, emploi, activités). Mais ces difficultés, quand elles sont bien accompagnées sont loin d’être insurmontables…

Une fois que je sais que je suis surdoué, je fais quoi ?

Si je vais bien, je profite de la vie et je continue de surfer sur ma vague, de courir sur mon fil, de dessiner mon chemin au fur et à mesure que je vis. Je respecte ma singularité et me sers de mon intelligence et de ma créativité dans mes choix de vie.

Si je ne vais pas bien, je trouve de l’aide ! Je choisis de m’entourer de personnes et de situations qui me font du bien. Je m’éloigne des relations toxiques (attention, les surdoués attirent les manipulateurs !). Je quitte les environnements qui mettent mes ressources et mon atypisme à mal. Je trouve des thérapeutes qui connaissent bien le surdouement et qui me comprennent. Et surtout, je trouve les outils qui vont m’équilibrer : l’aide thérapeutique pour certains, le sport, l’apprentissage de langues, la musique pour d’autres etc…

Les surdoués et les approches corporelles (…)
la suite et fin de l’article, c’est ici !

Foutez-vous la paix !

1540-1« La vraie sagesse ne consiste pas à enfouir ses émotions, ni non plus à les exposer. Elle implique d’entrer en rapport avec elle, de les écouter, de reconnaître ce qu’elles disent pour déterminer le vrai du faux. (…)
Je ne connais pas de meilleur moyen pour se libérer d’un symptôme que de le prendre à pleines mains. D’aller au bout de sa phobie, de son anxiété, de leur faire face, même et surtout si elles nous font peur. Je suis en colère ? J’oublie l’injonction du lâcher-prise qui est en elle-même le contraire du lâcher-prise. Je ne lâche pas prise, je me fous la paix !
Je ne fais rien, je laisse être ce qui se passe sans le réprimer. Je ne juge pas ma colère, je ne la commente pas, je ne l’autorise pas, je ne l’interdis pas non plus : je prends le risque d’en faire l’épreuve.
Je la goûte même si elle me blesse. L’apaisement vient alors souvent, mais il n’est pas le calme que l’on veut nous imposer en étouffant artificiellement ce que nous sommes en train de vivre.
Tel est le fondement même de la méditation : elle n’est ni une tisane, ni une pilule magique, mais un travail réel avec la douleur, la confusion, les émotions. Elle nous enseigne à les observer telles qu’elles sont (…). A rencontrer tout ce qui nous empêche de nous foutre réellement la paix, à dire bonjour à ce qui est blessé en nous, à dire bonjour à la vie en soi. »