De l’importance des langages du corps…

De l’importance d’écouter les langages du corps pour rejoindre l’autre dans sa vérité et ses profondeurs…

« En thérapie, il s’agira pour le praticien d’être attentif à la manière dont la relation l’éprouve et comment cet éprouvé lui donne à savoir quelque chose de la relation, voire comment cet éprouvé lui donne à savoir que là maintenant le patient vit – peut-être – quelque chose de semblable.
L’écoute offerte dans une posture gestaltiste passe bien sûr par l’ouïe, mais surtout par le regard et la sensation. (…)
C’est en quelque sorte résonner à l’expérience du patient. Etre en résonance dans l’ouvert de la rencontre et non pas en raisonnement. La manière dont nous sommes affectés dans notre chair est une donnée précieuse pour accéder à la réalité de l’autre. »

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Revue Gestalt, N°48-49 « Au bord de la rupture « 

« Prendre appui résolument sur l’éprouvé »
« Un texte de Marie Léon sur l’éprouvé du thérapeute : quelle est la place de cet éprouvé dans le processus thérapeutique, pourquoi s’y intéresser et s’en servir, comment le mettre au service de la personne accompagnée…
Voilà quelques unes des questions auxquelles Marie Léon s’essaie à répondre avec toute sa finesse et sa sensibilité clinique. » – Édito d’Anne Carpentier et Emmanuelle Gilloots.

L’empathie en thérapie

Qu’est-ce qu’un bon psy ?

Cet épisode des « Nouveaux chemins de la connaissance » aborde l’empathie dans le cadre de la thérapie, plutôt d’un point de vue psychanalytique, même si la réflexion du Dr Serge Tisseron ouvre à une vision plus large du travail thérapeutique et de l’importance de l’empathie vécue et exprimée par le thérapeute envers le patient.

Le lien vers l’émission : Qu’est-ce qu’un bon psy ?

Pour un apport plus gestaltiste, je citerai Jean-Marie Delacroix
dans son article « Intercorporalité et aimance du thérapeute » – 
Cahiers de Gestalt-thérapie N°28, L‘amour, un hors sujet ? » :
 
« Qu’est-ce que l’empathie ? C’est la capacité du thérapeute à sentir à l’intérieur de lui un aspect du monde intérieur du patient ou de son état du moment. Et donc à en avoir connaissance, et sans se perdre en lui.
Ce concept d’empathie me semble être complètement en cohérence avec la vision contemporaine de la Gestalt en tant que thérapie relationnelle et avec la question des ressentis, des affects et de ce qui circule entre les deux, tout cela vu dans une perspective de champ.
Si le thérapeute est empathique, cela suppose qu’il soit là, présent, centré à la fois sur lui, sur le patient, et sur ce qui se passe entre les deux. Le thérapeute emphatique est un thérapeute « aware ». Il est à la fois récepteur et capteur de quelque chose qui appartient à l’autre, et parfois aussi de « choses » qui flottent dans le champ, même si cela peut résonner aussi en lui à un niveau plus personnel. »

Les psys se confient

A écouter ou réécouter « Les psys se confient », sujet de l’émission « La Tête au Carré », sur France Culture :

« Pour la première fois, des psys racontent leur parcours et leur vie intérieure.
Parce qu’ils ont réfléchi à leur passé, à leurs valeurs et à leurs motivations, parce qu’ils exercent un métier qui leur donne accès aux ressorts secrets de nos pensées, leurs récits nous aident à mieux nous comprendre, à changer et à mieux vivre… »
http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-les-psy…

« Les psys se confient » – ouvrage paru chez Odile Jacob, sous la direction de Christophe André :

 
Christophe André évoque la révélation de soi.
En gestalt-thérapie, on parle plutôt de dévoilement.

Nombre d’articles ont questionné ce dévoilement et sa pertinence : au service du patient pour nourrir le processus thérapeutique ou utile au thérapeute pour apaiser sa propre anxiété ? De multiples hypothèses se rencontrent ici et amènent à manier le dévoilement avec prudence.

Pour aller plus loin, l’article de Jean-Marie Robine « Quelle figure dévoiler ? » publié, notamment et entre autres, dans la revue Gestalt, n°33, « Se dévoiler », que vous pourrez retrouver gratuitement ici : https://www.cairn.info/revue-gestalt-2007-2-page-25.htm