Et je choisis de vivre

Il est des films, comme de certains livres, des oasis bienfaisants et nécessaires…

images_opt.jpgIl y a presque deux ans, j’ai eu l’élan de contribuer au financement participatif de ce film « Et je choisis de vivre », qui n’était alors qu’un projet.
Touchée par la démarche de Nans Thomassey hier, et aujourd’hui encore, je suis fière d’avoir apporté une petite graine à ce cadeau en images.

Ce film- documentaire est une réussite. Les histoires vibrent en nous, résonnent, font écho à nos terreurs, à nos fragilités.
Autour d’un sujet grave – la perte d’un enfant – c’est une infinie délicatesse, une tendresse bienveillante.

Il y a les larmes et les rires, il y a les mots et les silences, les paysages renversants… Et si on ne sait pas trouver les mots justes, car souvent, on ne sait pas… simplement se tenir là, au plus près de notre humanité, au plus près de nos déchirements. Sentir que la Vie continue son oeuvre, malgré les drames les plus terribles… et choisir de vivre.

Je l’aime, ce film. Il est beau et utile. Allez-y ! Courez-y !
Vous apprendrez sur vous, sur nous, sur l’importance d’être là les uns pour les autres, avec coeur et simplicité.


Quelques liens :

Méditation et thérapie – Christophe Fauré

Ne plus résister, cesser de lutter contre ce que l’on ne peut changer, s’abandonner à ce qui est…
C’est parfois au coeur des tempêtes que l’on peut faire l’expérience directe de soi, de quelque chose de plus grand, au-delà des constructions que nous avons de nous-mêmes, ce « qui je suis » social, familial, professionnel.


Un regard profond, magnifiquement humain et spirituel, qui invite à penser autrement les expériences douloureuses.

Je vous invite à visionner ce partage passionnant du Dr Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute, spécialisé dans l’accompagnement des ruptures de vie  : Méditation et thérapie.

Auteur de nombreux ouvrages, il est ici invité par l’École occidentale de méditation.

« La vie après le suicide d’un proche »

Un documentaire délicat réalisé par Katia Chapoutier.

« Autour de ce deuil si singulier qu’est le suicide d’un proche, des parents et des compagnons témoignent de leur douloureux chemin vers la reconstruction.

LA VIE APRES LE SUICIDE D'UN PROCHEIl y a un an, cinq ans ou dix ans, leur enfant, leur compagnon ou leur(s) frère(s) se sont suicidés. C’est de ce deuil bien singulier qu’Elisabeth, Paul, Anne-Cécile et onze autres « parents » ont souhaité témoigner. Avec beaucoup de dignité, mais sans fard ni tabou. De la découverte du corps à l’intense culpabilité, de l’obsession envahissante de comprendre « pourquoi » à la colère, avec aussi le sentiment de honte… ces endeuillés-là traversent des épreuves difficiles à concevoir pour qui n’est jamais passé par là. Beaucoup d’entre eux parviennent pourtant, après un long et douloureux chemin, à retrouver peu à peu goût à la vie. Une étude de l’Observatoire national du suicide estime qu’une personne sera confrontée, dans une période de quarante ans, au décès par suicide d’une à trois personnes de son entourage immédiat. Il y a, dans ce film, des paroles qui nous hantent, tant est perceptible l’idée qu’en effet personne ne peut être à l’abri d’un tel drame.

« Si chaque deuil est unique, il est possible d’établir des passerelles entre nos histoires » : Katia Chapoutier, dont la propre sœur s’est suicidée il y a onze ans, leur a tendu la main en leur proposant de faire de son film une aventure collective. Tout en optant pour une facture très classique, elle a réalisé un film choral, dans lequel la parole de l’un est prolongée par celle d’un autre. Au risque de nous frustrer de ne rester mieux et plus avec ces témoins dont la qualité de parole est exceptionnelle. »

Documentaire diffusé sur France 5 dans « Le monde en face », suivi d’un débat. 

A lire également l’ouvrage de Katia Chapoutier :

Suicide Katia Chapoutier