S’engager : régler sa séance en MIEL

Janvier 2019, faisons du neuf !

 
Dès maintenant, vous pouvez régler vos séances en MIEL.
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La MIEL : c’est quoi ?

La MIEL est une MLCC, une Monnaie Locale Complémentaire Citoyenne.

  • Monnaie : moyen, support d’échanges de biens et de services
  • Locale : limitée à un territoire de proximité
  • Complémentaire : indexée sur l’euro (loi de juillet 2014)
  • Citoyenne : portée par un groupe de citoyens
 
Engagement politique et citoyen pour favoriser les échanges locaux et les liens humains.
 
Région bordelaise, pour s »informer ou adhérer, vous trouverez tout ce qu’il faut ici : http://www.lamiel.net
ou encore là, sur les monnaies locales développées sur le territoire : http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/projet-de-bordeaux/

Les 4es ConversationS ObliqueS de l’IFGT

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Le prochain colloque de l’IFGT, Institut Français de Gestalt-thérapie, « ConversationS ObliqueS » aura lieu les 1er & 2 mars sur le thème « Les  facteurs sociaux de la thérapie ».

 

 


Les facteurs sociaux de la thérapie

La Gestalt thérapie, par sa référence à la phénoménologie, porte son attention sur ce qui se présente dans la situation singulière que constitue la relation thérapeutique. Ce qui se présente, ou en référence à notre théorie du contact, “ce qui apparaît là“ donne toute sa place à l’expérience sensible et son déploiement. Qu’en est-il des facteurs sociaux influant eux aussi les affects et les représentations émergeant dans la relation thérapeutique ?

La différence des sexes, des âges, la singularité des appartenances culturelles, ethniques, les expressions spécifiques aux différentes classes sociales, la fonction des médiateurs sociaux tels que l’argent, le cadre horaire, le savoir…

Comment s’expriment, à travers le langage verbal et non verbal, ces appartenances qui se rencontrent, s’entremêlent, s’entrechoquent même, dans des résonances où honte, humiliation, soumission/domination, exclusion… se trouvent parfois en premier plan, à l’insu des interlocuteurs.

avec

  • Vincent De Gaulejac, Sociologue clinicien,
  • Claude Coquelle, Psychosociologue, psychothérapeute,
  • Jean-Marie Robine, Gestalt-thérapeute
  • Performance avec Yves Cusset, philosophe et comédien

 

Dates

1er & 2 mars 2019

Lieu

Faculté de psychologie – Université de Bordeaux
(Amphi Pitres)
3 ter place de la Victoire
33076 Bordeaux

Pour plus de renseignements ou vous inscrire, c’est ici : ConversationS ObliqueS

3e Congrès Douance : « Regards pluriels sur le haut potentiel »

Et voilà : il est là, il arrive ! Le 3e Congrès Douance !

 

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Le Congrès Douance, c’est quoi ?

« Un web congrès destiné au public Haut Potentiel adulte ouvert à de nouvelles possibilités et en recherche de solutions », dit le texte… Oui, mais aussi ouvert à tous ceux qui se posent des questions et cherchent à comprendre.

La surefficience, la douance, le haut potentiel, la précocité intellectuelle, le surdouement, les zèbres… autant de termes pour une même réalité. Un sujet qui fait couler de l’encre et suscite de nombreux débats. Passionnant !

Ce congrès virtuel, « Regards pluriels sur le haut potentiel », est un événement qui a lieu en ligne, du 11 au 18 octobre 2018. Il est gratuit et vous permet de suivre de chez vous 12 orateurs différents, chacun développant un thème particulier.

Deux interventions par jour pendant 6 jours ! Pas mal, non ?


Voici le programme complet de cette 3e édition :

Jeudi 11 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Yves-Alexandre Thalmann : « Pourquoi les gens très intelligents prennent aussi des décisions stupides ?« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Marine Miglianico : « Douance et psychologie positive, comment être heureux dans la complexité ?« 

Vendredi 12 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Véronique Bouton : « HPI, mobilisez vos talents grâce à l’improvisation théâtrale !« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Myriam Ogier : « Comment trouver sa place au travail quand on ne rentre pas dans le moule ?« 

Samedi 13 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Magali Barcelo : « Suis-je HPI ? Du doute à la réponse : quelles étapes ?« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Marie-Anna Morand : « Des clés pour sortir du faux-self quand on est surdoué« 

Dimanche 14 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Tanya Izquierdo : « La douance un potentiel fragile : des clés pour arriver à maîtriser son potentiel« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Fabrice Micheau : « Comment transformer les mutations organisationnelles en opportunités pour les surdoués ?« 

Lundi 15 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Christelle Robert : « La sophrologie caycédienne, une méthode à réponses multiples pour les HPI« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Pierre Portevin : « Arrêtez de vous saboter et apprenez à vous traiter en ami.e« 

Mardi 16 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Christian Junod : « L’argent et le HP font-ils bon ménage ?« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Nathalie Alsteen : « Trop sensible pour s’épanouir, comment trouver son équilibre personnel ?« 

Jeudi 18 octobre : Soirée de clôture

*****

Vous pouvez vous y inscrire ici : Congrès Douance 2018. Bon congrès !

 

 

Festival du Féminin® : c’est tout bientôt !

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Connexion, réflexion, création… Atelier en préparation !
Ça cogite dans la marmite ! 🤔

Le Festival du Féminin® au Pays de l’Homme, à Siorac, les 19, 20 et 21 octobre prochains ! Qu’on se le dise !

Pour plus de détails, n’hésitez pas à aller voir l’article publié précédemment.

C’est ici : Festival du Féminin® au Pays de l’Homme.

Cinopsy’s 2018 : « Psychothérapie, croyances et spiritualité »

Comme chaque année depuis trois ans, la FF2P, Fédération Française de psychothérapie et psychanalyseorganise son festival de cinéma.

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L’événement aura lieu à Bordeaux, les 12, 13 et 14 octobre 2018. Cette année, le thème « Psychothérapie, croyances et spiritualité » réunira de nombreux intervenants.

Boris Cyrulnik, invité d’honneur de cette édition, ainsi que les marraines, Laure Adler et Véronique Jeannot, viendront partager leurs réflexions et expériences autour de la dimension spirituelle.

Pour découvrir le programme et voir les modalités pratiques, vous pouvez vous rendre sur le site dédié : Cinopsys.

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Rentrée 2018 : les nouveautés !

Bonjour à vous qui passez par là !

Les bousculades de l’été ont donné naissance à des formes nouvelles.

Vous remarquerez, c’est souvent comme ça : ça secoue, on n’a plus de repères, on ne sait plus bien ce qui serait bon pour nous, on hésite, on tergiverse, on doute, on perd le fil… Ah, si seulement on pouvait creuser un trou et y faire l’autruche au moins quelques années ! Vous voyez sans doute très bien de quoi je parle…

Mais l’énergie de vie bienveillante nous pousse à nous déployer et remet au coeur de notre coeur le vibrato qui lui manquait. Arrive alors ce moment tant attendu, tant appelé, où les pièces du puzzle se mettent en place d’elles-mêmes. Sans aucun effort, la vie fait son oeuvre, et c’est bien le signe que tout se déroule de manière ajustée : « Ça se fait ».

La respiration se pose, la tempête passée déchire le gris qui pesait sur notre tête pour révéler un ciel clair et lavé, une belle éclaircie.

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Alors voilà !

Le cabinet a changé sa décoration et son énergie : chaleureux et dynamique, aux dires de mes patients de cette première semaine de septembre.

 

Gestalt-thérapie et Reiki s’unissent désormais pour vous offrir une approche globale et holistique et vous permettre d’accéder à des moments profonds de reconnexion à vous-même.

Vous trouverez plus de précisions sur cette voie énergétique sur les pages suivantes : Vanessa Chaigneau et Thérapie énergétique.

Bientôt aussi, l’aventure du Festival du Féminin® en Dordogne… Les infos par ici ! D’autres projets poussent… dès qu’ils seront à maturité, je reviendrai vous en parler !

À tout bientôt et à la joie de vous accompagner !

Vanessa

 

Colloque FF2P : Précarité psychique

Précarité psychique et son incidence

dans notre approche la personne en thérapie

 

Précarité FF2P

Précarité psychique : quelle est la part du psychopraticien ?

 La précarité a été pensée par le philosophe, le sociologue, le politique. Il s’agit lors de ce 33e colloque de la FF2P de donner toute sa place au praticien de la psychothérapie qui, par son approche de soignant, peut prendre part à l’étude de ses caractéristiques psychiques et psychothérapeutiques.

La précarité moderne s’inscrit dans un contexte inédit qui ne peut être confondu avec la vulnérabilité « normale », passible de chaque existence.

Elle se généralise et devient un problème de société ; il est clair que le professionnel de la psychothérapie fait partie des personnes ressources vers lesquelles se tourner pour mieux être à l’écoute et saisir les situations à chaque fois singulières et ainsi prendre soin.

Objectiver la précarité dans un contexte psychique n’exclut pas ses autres champs d’appartenance tels que le politique, le social et l’économique pour ne citer que les plus prégnants.

Dès lors, analyser la précarité dans ses représentations  et manifestations psychiques ne sous-entend  pas de mettre à distance ses autres dimensions et ne  déresponsabilise pas ses autres interférences  en affaiblissant leur impact, voire en les dédouanant.

Quelle est la part du psychopraticien face à une personne en situation de précarité ? L’analyse identitaire lui permettra certes de changer ce qui peut l’être tout en acceptant l’extériorité de sa situation. La particularité du psychopraticien est qu’il ne désocialise ni ne dépolitise le regard porté sur les processus de précarisation ; l’histoire personnelle n’est pas réductible à son champ psychique.

Pour autant, peut-on en tirer une règle générale ? Le psychopraticien n’est pas dissociatif quel que soit le contexte dans lequel il intervient. Contrairement aux autres approches médicales, économiques et sociales, la relation singulière telle qu’elle peut être vécue en psychothérapie est la seule à tenir compte de « l’être », de son  identité et de sa singularité.

La situation d’urgence associée à cette précarité exige des expertises et notamment une expertise psychologique ; la nécessité de connaître la réalité psychique caractéristique de la précarité est un préalable à toute prise de décision et donc à toute action quel que soit son domaine d’intervention politique, social ou économique.

Ces 2 jours de colloque nous aideront à mieux saisir ce qu’est la précarité psychique tout en la replaçant dans son contexte actuel : est-elle une simple crise de l’existence individuelle ou s’amplifie-t-elle aujourd’hui pour devenir un problème de société ? Tous les intervenants choisis nous apporteront leur expertise dans des domaines volontairement diversifiés, en privilégiant la description d’exemples concrets.

Nous ne sommes  pas seulement invités à un travail d’écoute des conférences, mais également à une participation active par vos questions à l’issue des conférences et lors des tables rondes. Cette année nous avons invité une compagnie de théâtre forum ainsi que des peintres des rues qui nous feront saisir la précarité dans des situations existentielles concrètes.

Informations pratiques pour ce colloque sur le site de la FF2P : Précarité psychique

Atelier en co-animation : Voyage en présence, Wutao® et Gestalt-thérapie

Et si je partais en voyage avec moi ?

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Avec mon amie Marina Audibert, instructrice en Wutao®, nous vous proposons un voyage intérieur… Du corps et de l’esprit, des sensations à la mise en mots, venez vivre une expérience qui ancre la présence.

Ne ratez pas l’envol : le groupe est limité à 10 personnes.

Réservez votre voyage pour la journée du samedi 9 juin au 06.03.11.36.23.


Marina Audibert :  Le corps est l’onde  / lecorpsestlonde@gmail.com

Vanessa Chaigneau :  Les Jardins de Présence / Bordeaux-Gestalt

Les ateliers de pleine conscience de Nathalie Billé, gestalt-praticienne

Dans le cadre de l’association « Les Jardins de Présence », qui a vu le jour à l’automne 2017, ma consœur et amie Nathalie Billé, gestalt-praticienne, vous invite à venir expérimenter la pleine conscience.

Un temps pour soi…

Un voyage en présence, en vous-même, vers vous-même, en lien avec les autres.

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Respirer et s’alléger grâce à des expérimentations ludiques et des temps de méditation, en petit groupe.

Venez vous déposer, vous détendre et vous connecter à la joie curieuse de la découverte !

 

Ces ateliers sont ouverts à toute personne qui souhaite mieux se connaître et prendre du temps pour elle-même.

Créativité, chant, cirque, théâtre, méditation, marche en extérieur…

Ces médiateurs, propositions créatives, mobilisent le corps, le souffle et l’imaginaire, et permettent d’explorer toutes ses ressources sensorielles pour créer des formes, se laisser surprendre, en solo, en duo, en groupe.

Les ateliers auront lieu au 186, rue de l’École normale, à Caudéran, les lundis 4 et 28 mai, les lundis 11 et 25 juin et le lundi 9 juillet, de 18h30 à 20h.

 

Pour réserver votre place, ne tardez pas !

Infos et réservations : Nathalie Billé, au 06.87.38.71.73

 

Doc : « La mécanique du burn-out »

« Généralistes et médecins du travail sont de plus en plus consultés pour des troubles psychosociaux ou du comportement et de moins en moins pour des difficultés physiques. Le mal-être psychique est devenu le premier motif de visite du réseau « Souffrance et Travail » qui couvre la France. Avec le stress, le harcèlement moral ou sexuel en entreprise et les violences au travail, le burn-out est devenu l’un des nouveaux risques pour la santé mentale, physique et sociale encouru dans notre société ; il serait même en explosion : trois millions d’actifs touchés ? Un tiers des salariés ? Plutôt 300 000 ?

Sa définition reste floue et une mission d’information parlementaire a lancé des travaux en 2016 pour la préciser et dresser un état des lieux de l’épuisement professionnel en France. Son rapport a été publié mi-février 2017. Le sujet a émergé au même moment dans le discours public : le candidat socialiste  à la présidentielle Benoît Hamon a fait de la reconnaissance du burn-out en maladie professionnelle l’une de ses propositions, tandis que la Haute Autorité de Santé a établi des recommandations à l’égard des médecins pour la prise en charge de ce trouble en expansion.

Le burn-out n’a pas d’existence médicale, pourtant, il s’agit d’une forme de dépression, qui peut s’accompagner de stress post-traumatique et de troubles psychosomatiques.

Et si tout le monde peut être touché, certains parviennent moins facilement à convoquer les ressources qu’ils ont en eux. Pourquoi ? Qu’est-ce que ce phénomène dit de nous ? Qu’est-ce que ce phénomène dit de notre société ? Que peut-on faire pour éviter une telle souffrance et un tel gâchis de compétences ?

La mécanique burn-out montre cette dépression que l’on appelle burn-out n’est pas une fatalité du XXIe siècle, à condition de réfléchir – individuellement et collectivement – à notre manière de travailler. »

Extrait du site « Souffrance au travail »


mecanique-burn-out_France5« De plus en plus fréquent, le burn-out n’a pourtant pas d’existence médicale. Pour comprendre cet effondrement professionnel mais également personnel, ce documentaire donne la parole à ceux qui l’ont éprouvé dans leur chair et dresse un état des lieux alarmant du monde du travail.

« Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. » « J’allais droit dans le mur. » « Et le mur, je l’ai pris en pleine poire »… Ils sont cadre bancaire, cuisinier, assistante sociale, berger ou encore responsable associatif, et le travail qu’ils aimaient a fini par les mettre à terre. « C’est comme si on traversait un feu. On ne voit rien extérieurement, mais à l’intérieur on est dévasté », explique Brigitte. Ce mal qui ronge les salariés, c’est le burn-out. Pour Danièle Linhart, sociologue du travail, « c’est un effondrement, une remise en question tellement importante de soi, de la confiance qu’on peut avoir en soi, de ce que l’on représente, de la valeur qu’on a. Elle est si violente qu’on ne peut plus retourner au travail. »

Afin de comprendre l’origine, les étapes et les caractéristiques de cette dépression particulièrement brutale liée au milieu professionnel, la réalisatrice Elsa Fayner a recueilli les témoignages de cinq « machines de guerre » au travail qui se sont effondrées : Brigitte, Hélène, Thierry, Frédéric et Jacques. Avec pudeur, chacun revient sur le jour où leur cerveau a dit stop et tous évoquent un état d’épuisement profond. Ils racontent leurs symptômes — troubles de mémoire, problème de concentration, perte de poids soudaine, anxiété… —, les conséquences sur leur santé, ainsi que leur lente et difficile reconstruction. Ils essayent aussi de saisir les causes de leur chute et soulignent une surcharge de travail, mais aussi des problèmes d’organisation ou managériaux, un manque de reconnaissance ou encore un conflit de valeurs.

Des méthodes de management toxiques

Cette souffrance psychique qui touche des salariés d’entreprises de secteurs et de tailles différentes n’est-elle pas aussi révélatrice de dysfonctionnements et de l’évolution des méthodes de management ? « On rend l’expérience et les compétences des salariés obsolètes par la pratique du changement permanent, condamne Danièle Linhart. On restructure les services sans cesse. On recompose les métiers sans arrêt. On change les logiciels. On impose des mobilités systématiques, des déménagements. On externalise, on réinternalise. Bref, on crée un mouvement perpétuel qui brouille tous les repères et qui fait que toute l’expérience constituée auparavant ne sert plus à rien. […] C’est une logique qui est véritablement stratégique, pour faire en sorte que les salariés ne puissent pas s’opposer ou résister à ces nouvelles manières de travailler qui ont été concoctées par des cabinets d’experts et qu’ils soient obligés de se conformer strictement à la manière dont on veut qu’ils travaillent. Parce que c’est cela qui reste l’enjeu fondamental de la mise au travail capitaliste. » Depuis 2002, l’employeur a pourtant l’obligation de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».* Mais alors que le burn-out est souvent vécu comme une véritable crise existentielle pour le salarié, peu d’entreprises acceptent de remettre en question leur organisation.

Amandine Deroubaix

* Art L. 4121-1 du Code du travail. Loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002.

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MORCEAUX CHOISIS

Hélène Fléchet, assistance sociale

« J’avais l’impression d’être un peu une technicienne, et ce n’est pas possible avec des êtres humains. »

« Quand j’ai rencontré pour la deuxième fois le médecin du travail après deux mois d’arrêt, elle m’a parlé de l’inaptitude au poste. Elle a pris des gants pour me le dire, parce que le mot “inapte”, on se le prend bien dans la figure. On a fait ça pendant neuf ans et, du jour au lendemain, on n’est plus capable de faire ce travail-là. »

Brigitte Kuntz, cadre de banque

« J’ai fait un semi-coma. Quand je me suis réveillée, j’avais perdu la vue, je n’entendais presque plus rien. »

« Ce n’est pas de la fatigue, c’est de la vieillesse. C’est l’usure complète du corps, du système nerveux, de tous les organes. »

« Il n’y avait personne pour mon départ, alors que j’avais travaillé plus de dix ans dans cette boîte. Juste une secrétaire qui m’a donné le contrat à signer, et c’était fini. »

Thierry Machard, berger

« Mon cœur est descendu en dessous des 50 pulsations par minute. Mon corps avait décidé que c’était le moment d’hiberner. »

« Mon troupeau a été plusieurs fois l’objet d’attaques de chien, donc je m’étais armé. Je n’aime pas en parler, mais j’ai été obligé de laisser le fusil chez quelqu’un pour être sûr de ne pas m’en servir. »

Jacques Le Barbier, chef cuisinier

« Dans mon éducation, il y a un côté un peu pervers en ce qui concerne le travail. Quelqu’un qui ne travaille pas, c’est un faignant. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais été en arrêt de travail. J’ai été éduqué comme ça : on ne s’arrête pas de travailler. »

« Je ne vis pas spécialement bien mon arrêt de travail, parce que je me sens un peu inutile vis-à-vis de la société, de ma femme. J’en souffre. Ce n’est pas de gaieté de cœur. »

Frédéric Amiel, ex-responsable associatif pour la Cop 21

« D’une part, j’avais plein de contingences extérieures qui pesaient sur mon travail et qui m’empêchaient de le faire : projets de manifestations annulés, contraintes importantes de la préfecture et stress après les attentats. Mais en plus, en interne, j’avais ce que j’ai appelé le syndrome de la porte fermée, c’est-à-dire qu’ils s’étaient mis à prendre les décisions sans m’associer à la discussion. »

« Je suis heureux aujourd’hui. Je ne suis pas en dépression, mais c’est plutôt cette incapacité à imaginer la suite que je vois plus comme une tristesse. J’ai perdu un truc. »

Samuel Michalon, psychologue du travail

« Dans les facteurs d’émergence de l’épuisement professionnel, il y a l’exposition au stress chronique, mais aussi l’amour de l’activité, ce que l’on appelle l’investissement au travail. Ce sont des individus qui aiment leur activité, il y a donc un lien affectif. »

Danièle Linhart, sociologue du travail

« Le salarié vertueux, il est flexible, mobile, disponible, loyal, il vise l’excellence, il s’engage à fond, mais surtout, et on ne l’a pas assez dit, c’est celui qui accepte de se remettre en question, de prendre des risques et même de se mettre en danger. »

Robert Neuburger, psychiatre, psychanalyste

« Il y a beaucoup d’entreprises qui vous demandent de vous investir totalement, il ne faut pas. Il faut garder quelque part une petite lumière, un endroit où on récupère, où vous vous sentez bien. Bien entouré et confortable. »

« La liberté de l’humain, c’est de pouvoir choisir ses aliénations. »

Extrait du site « Francetvpro.fr »

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Le lien vers le documentaire : La mécanique du burn out

Le lien vers le débat : Le monde en face


A propos de souffrance au travail, Bordeaux accueillera le 11ème Congrès international sur le harcèlement au travail : Mieux comprendre le harcèlement au travail dans un monde en mutation”, du 6 au 8 juin 2018, avec la présence de Marie-France Hirigoyen, auteur, entre autres, de « Le harcèlement moral dans la vie professionnelle » ou encore « Abus de faiblesse et autres manipulations ».

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« Depuis les premières études sur le harcèlement, toutes les recherches ont pointé la gravité de cette violence et ses conséquences désastreuses tant sur la santé et l’identité des salariés ciblés que sur la bonne marche des organisations, cependant le harcèlement se perpétue même dans les pays qui ont des lois spécifiques. Si les dirigeants commencent à prendre des mesures pour lutter contre le stress au travail, ils ne savent pas bien repérer le harcèlement qu’ils jugent trop subjectif.

Mais la situation s’est complexifiée. Même si le harcèlement moral est une problématique interpersonnelle, elle dépend également à la culture organisationnelle et au climat de travail. Les nouveaux modes d’organisations du travail centrés sur la performance financière ainsi que les mutations de la société, ont fragilisé les salariés qui peuvent se sentir « harcelés ». Or nous rencontrons des cas où les méthodes de gestion elles-mêmes viennent à bafouer le respect qui est dû à chaque salarié et à dégrader leur santé, réalisant ainsi du harcèlement « managérial ». Cela nous amène à réinterroger les limites entre le harcèlement moral stricto sensu et un management harcelant. Même si le harcèlement est un risque parmi d’autres souffrances au travail, la nature particulière du harcèlement le différencie d’autres risques psychosociaux.

Le 11ème Congrès de l’International Association for Workplace Bullying and Harassment (IAWBH) se propose d’explorer la complexité du phénomène de harcèlement moral en prenant en compte la transformation du travail (nouvelles formes de travail, nouvelles organisations, nouvel environnement) et les mutations de la société moderne.

Soyez les bienvenus au 11ème Congrès de l’IAWBH à Bordeaux, ville incontournable à 2 heures de Paris avec le TGV. Déjà connu pour son art de vivre et sa gastronomie, Bordeaux est entouré par la région viticole la plus célèbre du monde et vient d’ouvrir un grand musée du vin, la « Cité du Vin ». Bordeaux est aussi connu pour son patrimoine architectural exceptionnel. C’est une métropole dynamique attirant près de 80 000 étudiants et des chercheurs de tous les pays. Si vous le souhaitez, les activités additionnelles proposées vous permettront de découvrir ce riche patrimoine.

Marie-France Hirigoyen et Loïc Lerouge »

Précisions sur le site dédié : Mieux comprendre le harcèlement au travail