BD : « Les liens d’attachement », la dépendance affective illustrée

Je viens de faire une chouette découverte : Fannys.

Cette jeune illustratrice « artiste en bien-être » croque les émotions et le cheminement vers le mieux-être, vers la rencontre avec soi-même : ça ne pouvait que me plaire !

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Et bien sûr, elle y parle de bienveillance et d’amour.

Il y a des trésors à explorer et aussi à réfléchir grâce à l’univers de Fannys.

J’ai beaucoup apprécié sa BD sur les liens d’attachement dont je partage ici quelques images. Elle illustre avec humour et poésie la réalité douloureuse de la dépendance affective et la clé essentielle du retour sur soi pour en sortir. Tout simple et si parlant…

Merci Fannys !


La BD est à découvrir ici : Les liens d’attachement : s’en libérer !
Vous pouvez aussi suivre et soutenir Fannys sur Facebook : Fannys, artiste en bien-être

Accueillir une émotion

Une émotion qui apparaît, c’est comme une amie qui vient frapper à la porte pour vous délivrer un message important…
Prenez-vous le temps de lui ouvrir et d’écouter ce qu’elle a à vous dire avec amitié et bienveillance ?
Voici l’extrait d’un joli petit guide qui peut vous y aider.
Sources : Kaizen Magazine  et la talentueuse illustratrice Art-Mella

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Expérience

« ‘Faire l’expérience de quelque chose’ : tomber sur quelque chose, et plus précisément : rencontrer quelque chose qui vient sur vous ; avoir à s’en accommoder comme de quelque chose qui vous atteint, qui vous ‘fait’ quelque chose, qui vous ‘affecte’ – bref : qui vous rencontre sans que vous y soyez pour quelque chose. »
Martin Heidegger, « Apports à la philosophie », p. 187,
d’après un partage de Fabrice Midal.

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Etre impacté par l’autre, par l’environnement et ses variables changeantes, et se transformer à chaque contact.
Ce « quelque chose » qui nous rencontre sans qu’on y soit pour quelque chose…
La vie qui se déploie et qui se vit à travers nous dans toutes ses formes… émotions, pensées et sentiments qui nous traversent…

Poétiquement gestaltiste.

Pensée publiée en 2014 sur l’ancien blog « Etre-au-Monde »
Paul Klee
Paul Klee, peintre admiré de Heidegger, « Polyphonie » (1932)  

Qui suis-je ?

Instantané…

après brassage de la pensée
lors des 3e Conversations obliques, « Soi ? L’identité à l’épreuve de la clinique »,
organisées par l’Institut Français de Gestalt-thérapie, les  3 et Je citerai pour commencer le beau vers de Louis Aragon, extrait du poème « J’arrive où je suis étranger » récité en ouverture de ces Conversations obliques, qui pousse la vie hors les cadres et rappelle l’essentiel : « rien n’est précaire comme vivre, rien comme être n’est passager »…

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Qui suis-je ? Que suis-je ?
Qui est donc ce moi ?
Qui est ce « Je » qui dit « je » ?
Qu’est-ce qui fait mon identité ?

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René Magritte – « Décalcomanie », 1966

Suis-je ce que dit mon identité officielle, visible ?
Evidences non questionnées. Identité stable, claire, immuable.

Ce nom-là, cet âge-là, le pays où je vis, ma couleur de peau, ma religion, la culture d’où je viens… Est-ce moi ? Est-ce mon identité ?

Suis-je ce qu’on m’a dit que j’étais ?
Ce que m’ont transmis mes parents, mes enseignants, la société au sein de laquelle j’évolue ? Suis-je mon patrimoine génétique ?

Homme ou femme ? Transgenre ? Hétéro, homo, flexi, poly, asexuel…
Bâti qui nous donne un contour aux yeux d’une communauté.
Se définir… Ou pas. Suis-je cela ?

Suis-je un genre ? Suis-je une orientation sexuelle ? Ma sexualité ? Est-ce mon identité ?

Je suis adulte ou bien enfant ? Petit ou grand, selon les jours.
Un adulte grand abritant encore un enfant, resté petit ? Le même en différent.

Je suis d’ici ou bien d’ailleurs. Terrien humain. Suis-je cela ?

Suis-je toujours ce que je dis être ?
Suis-je ce que les autres voient de moi, la manière dont ils me définissent, le rôle auquel ils m’assignent ? Qui a raison ? Eux ou moi ?

Personnage confiné, limité, codifié, classifié, qualifié, genré, défini, bordé ?
Suis-je cela ?

Identité. Identifié. Individu… in… un… parmi un et un et un… Unité des uns.
Communauté humaine.
Identique.
Unique.
Où est le même ?
Où est le mien ?

Tension entre moi et toi, entre moi et vous, entre moi et moi.
Entre ce que je pense de moi et ce que tu imagines de moi.

Se définir. Se présenter. Qui suis-je ?

Cet être-là, singulier, avec ces caractéristiques physiques…?
Grand, élégante, maigre, yeux noir ou vairon, cheveux roux ou blancs ou colorés, courts, bouclés, nez busqué ou d’oiseau, un peu rond, peau diaphane, sourcils broussailleux, élancée, grain de beauté derrière l’oreille… Est-ce mon identité ?

Cet être-là, singulier, avec ces traits de caractère…?
Joyeux, bordélique, réservé, séductrice, drôle, autoritaire, brillant, audacieux, naïf, vive, tête en l’air, doux, courageux, soupe au lait, intello… Est-ce mon identité ?

Je suis la somme de mes mémoires, de mes souvenirs, de mes expériences. Suis-je cela ?

Puis-je dire ce que je suis, qui je suis, une fois pour toutes ?

L’identité, concept où des éléments se figent, des éléments se meuvent, idée qui se cherche et s’invente. Et si se définir était de trop ?

Et vous, qui dites-vous que vous êtes ?

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Jarek Puczel – « Lovers »,  2011

Je suis

Je suis moi ou non moi, le tout… et son contraire
Je suis… l’étonnante fusion du père et de la mère

Je suis… le pas se déroulant au coeur de la conscience
Je suis blanc, rouge ou gris. Qui suis-je quand j’y pense ?

Je suis l’humain aux autres, aspirant d’équilibre,
cet humain enchaîné qui se rêverait libre

Je suis… au vide apprivoisé, intense en ma présence
Je suis… au vide qui s’en vient, élève de l’absence

Je suis vivant… bien au-delà des vagues où je me tiens,
Je suis l’illimité, qui parfois, se souvient

Je suis de peu de choses et je me crois beaucoup
Je suis l’or magnifié au sortir de sa boue

Je suis… aux portes jamais closes, porteur de l’infini
Je suis l’amour vibrant aux couleurs de la Vie.

Vanessa Chaigneau – 5 mars 2017

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Le Caravage, « Narcisse », 1598-1599