3e Congrès Douance : « Regards pluriels sur le haut potentiel »

Et voilà : il est là, il arrive ! Le 3e Congrès Douance !

 

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Le Congrès Douance, c’est quoi ?

« Un web congrès destiné au public Haut Potentiel adulte ouvert à de nouvelles possibilités et en recherche de solutions », dit le texte… Oui, mais aussi ouvert à tous ceux qui se posent des questions et cherchent à comprendre.

La surefficience, la douance, le haut potentiel, la précocité intellectuelle, le surdouement, les zèbres… autant de termes pour une même réalité. Un sujet qui fait couler de l’encre et suscite de nombreux débats. Passionnant !

Ce congrès virtuel, « Regards pluriels sur le haut potentiel », est un événement qui a lieu en ligne, du 11 au 18 octobre 2018. Il est gratuit et vous permet de suivre de chez vous 12 orateurs différents, chacun développant un thème particulier.

Deux interventions par jour pendant 6 jours ! Pas mal, non ?


Voici le programme complet de cette 3e édition :

Jeudi 11 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Yves-Alexandre Thalmann : « Pourquoi les gens très intelligents prennent aussi des décisions stupides ?« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Marine Miglianico : « Douance et psychologie positive, comment être heureux dans la complexité ?« 

Vendredi 12 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Véronique Bouton : « HPI, mobilisez vos talents grâce à l’improvisation théâtrale !« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Myriam Ogier : « Comment trouver sa place au travail quand on ne rentre pas dans le moule ?« 

Samedi 13 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Magali Barcelo : « Suis-je HPI ? Du doute à la réponse : quelles étapes ?« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Marie-Anna Morand : « Des clés pour sortir du faux-self quand on est surdoué« 

Dimanche 14 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Tanya Izquierdo : « La douance un potentiel fragile : des clés pour arriver à maîtriser son potentiel« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Fabrice Micheau : « Comment transformer les mutations organisationnelles en opportunités pour les surdoués ?« 

Lundi 15 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Christelle Robert : « La sophrologie caycédienne, une méthode à réponses multiples pour les HPI« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Pierre Portevin : « Arrêtez de vous saboter et apprenez à vous traiter en ami.e« 

Mardi 16 octobre

  • 19h00 (Paris) / 13h00 (Québec)
    Christian Junod : « L’argent et le HP font-ils bon ménage ?« 
  • 21h00 (Paris) / 15h00 (Québec)
    Nathalie Alsteen : « Trop sensible pour s’épanouir, comment trouver son équilibre personnel ?« 

Jeudi 18 octobre : Soirée de clôture

*****

Vous pouvez vous y inscrire ici : Congrès Douance 2018. Bon congrès !

 

 

Rentrée 2018 : les nouveautés !

Bonjour à vous qui passez par là !

Les bousculades de l’été ont donné naissance à des formes nouvelles.

Vous remarquerez, c’est souvent comme ça : ça secoue, on n’a plus de repères, on ne sait plus bien ce qui serait bon pour nous, on hésite, on tergiverse, on doute, on perd le fil… Ah, si seulement on pouvait creuser un trou et y faire l’autruche au moins quelques années ! Vous voyez sans doute très bien de quoi je parle…

Mais l’énergie de vie bienveillante nous pousse à nous déployer et remet au coeur de notre coeur le vibrato qui lui manquait. Arrive alors ce moment tant attendu, tant appelé, où les pièces du puzzle se mettent en place d’elles-mêmes. Sans aucun effort, la vie fait son oeuvre, et c’est bien le signe que tout se déroule de manière ajustée : « Ça se fait ».

La respiration se pose, la tempête passée déchire le gris qui pesait sur notre tête pour révéler un ciel clair et lavé, une belle éclaircie.

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Alors voilà !

Le cabinet a changé sa décoration et son énergie : chaleureux et dynamique, aux dires de mes patients de cette première semaine de septembre.

 

Gestalt-thérapie et Reiki s’unissent désormais pour vous offrir une approche globale et holistique et vous permettre d’accéder à des moments profonds de reconnexion à vous-même.

Vous trouverez plus de précisions sur cette voie énergétique sur les pages suivantes : Vanessa Chaigneau et Thérapie énergétique.

Bientôt aussi, l’aventure du Festival du Féminin® en Dordogne… Les infos par ici ! D’autres projets poussent… dès qu’ils seront à maturité, je reviendrai vous en parler !

À tout bientôt et à la joie de vous accompagner !

Vanessa

 

BD : « Les liens d’attachement », la dépendance affective illustrée

Je viens de faire une chouette découverte : Fannys.

Cette jeune illustratrice « artiste en bien-être » croque les émotions et le cheminement vers le mieux-être, vers la rencontre avec soi-même : ça ne pouvait que me plaire !

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Et bien sûr, elle y parle de bienveillance et d’amour.

Il y a des trésors à explorer et aussi à réfléchir grâce à l’univers de Fannys.

J’ai beaucoup apprécié sa BD sur les liens d’attachement dont je partage ici quelques images. Elle illustre avec humour et poésie la réalité douloureuse de la dépendance affective et la clé essentielle du retour sur soi pour en sortir. Tout simple et si parlant…

Merci Fannys !


Merci à Hélène Chauveau, amie et consoeur gestalt-thérapeute, pour cette découverte.

La BD est à découvrir ici : Les liens d’attachement : s’en libérer !

Vous pouvez aussi suivre et soutenir Fannys sur Facebook : Fannys, artiste en bien-être

 

 

Le Festival du Féminin®

Les 19, 20 et 21 Octobre 2018,

le centre d’art Bis’art, installé à Coux-et-Bigaroque, dans un bel écrin de Dordogne accueillera le 6e Festival du Féminin® au Pays de l’Homme.

 

FF au Pays de l'Homme

 

Agnès Delpech, porteuse de la graine et cheffe d’orchestre de l’événement périgourdin depuis les origines, m’a fait l’honneur de m’inviter. Je la remercie chaleureusement, ainsi que les Femmes à la Source, les abeilles attentives et les bourdons efficaces, une incroyable équipe de choc qui rend possible le déploiement harmonieux de cet événement de taille !

Je serai donc en Dordogne le dimanche 21 octobre pour offrir l’atelier suivant :

« Les renoncements nécessaires, ces petites morts qui nous invitent à être vivants !

La vie nous amène à traverser de nombreux deuils et changements, du plus petit au plus radical. Chacune de ces étapes nous transforme, nous poussant à inventer des formes différentes, et porte en elle le germe du renouvellement de soi, une ouverture possible à la conscience de ce qu’il y a de plus vivant en nous. Acceptez de laisser aller ce qui n’est plus… et goûtez la puissance de Vie ! »

Allez, on s’y retrouve ?

 

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Vous trouverez toutes les infos utiles en suivant le lien qui suit :

Les Femmes à la Source – Festival du Féminin® au Pays de l’Homme.

Ne tardez pas trop, l’événement joue toujours à guichets fermés…

Jusqu’au 31 août : tarif privilégié de 110€ au lieu de 160€ pour les trois jours.


Le Festival du Féminin® est né à Paris, en mars 2012, sous l’impulsion inspirée de l’équipe du Centre du Tao Paris. L’équipe fondatrice – Christine Gatineau, Delphine Lhuillier et Cécile Bercegeay – accompagne la création et le déploiement des épiphénomènes qui, partant de Dordogne, essaiment aujourd’hui dans le monde entier !

Plus d’informations ici : Festival du Féminin®

La méditation : une révolution dans le cerveau

La méditation, tradition millénaire, a connu un essor considérable depuis une quinzaine d’années et c’est aujourd’hui devenu un sujet incontournable.
Au-delà des effets de mode et des inévitables récupérations commerciales qu’ils génèrent, méditer permet bien de stabiliser les émotions et de calmer le flux incessant, parfois envahissant, des pensées.
Rapidement, avec une pratique régulière, on constate moins de ruminations et moins d’intensité dans l’anticipation anxieuse d’une situation.
Notre humeur s’améliore, nous sommes plus calme, plus stable, et notre attitude face à la vie devient plus positive.
Méditation
Morceaux choisis du documentaire :
  • 60 000 pensées se forment chaque jour dans notre esprit, un. zapping permanent…
  • Le cerveau est une formidable machine à produire de la fiction. Il produit une fiction tellement réelle que quand vous imaginez une scène déplaisante, votre coeur s’accélère, vos muscles se tendent. Vous croyez que c’est la réalité.
  • Il arrive que le cerveau soit bloqué sur la mauvaise fréquence : les sentiments d’échec et de culpabilité reviennent en boucle et les pensées se transforment en ruminations.
  • 10 minutes de méditation chaque jour suffirait pour réduire le stress et ses effets néfastes sur la santé.
  • En agissant au coeur de nos cellules, cette gymnastique mentale aurait le pouvoir d’allonger l’espérance de vie : une cure de jouvence et un espoir pour prévenir certaines pathologies du cerveau.
  • La méditation agit sur la plasticité du cerveau.
  • Tout ce que vous apprenez, tout ce que vous vivez, va avoir un impact sur les structures de votre cerveau, la densité de matière grise ou l’épaisseur du cortex va se modifier, en fonction des expertises que vous allez acquérir.
  • La méditation agirait comme une gymnastique capable de muscler certaines aires cérébrales et ralentirait ainsi le vieillissement du cerveau. Plus étonnant encore, cette cure de jouvence agirait même au coeur de nos cellules.
Méditer, c’est cultiver la pleine présence à ce qui est et s’offrir la paix.
Avec les charges quotidiennes qui pèsent sur nos vies, les exigences d’une société en quête de toujours plus, de réactivité, de performance, les sollicitations nombreuses et permanentes, la diversité des émotions qui nous traversent et nous bousculent, calmer notre mental n’est pas un luxe, c’est une nécessité absolue et le plus beau cadeau que l’on puisse se faire.
Alliée santé et amie de notre bien-être, c’est maintenant prouvé, mais la méditation, c’est aussi s’engager pour le bien-vivre du monde dans lequel on évolue.
Se changer pour changer le monde, ça peut commencer par s’accorder 5 minutes quotidiennes pour se poser, observer ses pensées et respirer en conscience.
Alors, on n’hésite plus, on cajole son cerveau :
on s’assoit et on s’offre une pause ! 🙂
Le lien vers le documentaire : Méditation : une révolution dans le cerveau
Le lien vers le débat : Enquête de santé – France 5

Narcissique ?

NarcissiqueAvec son nouvel ouvrage, « Sauvez votre peau ! Devenez narcissique », Fabrice Midal tord le cou à une idée reçue et ose dire : « Soyez narcissique, ça fait du bien ! »

Lors de mes séances en gestalt-thérapie, je m’entends souvent dire aux personnes que j’accompagne qu’être égoïste n’est pas nécessairement un vilain défaut, une tare dont il faudrait se défaire pour gagner enfin sa place au paradis… La bienséance et notre culture judéo-chrétienne nous susurrent doucement à l’oreille qu’il est de bon ton de se sacrifier pour les autres, et qu’importe qu’on y laisse toutes ses plumes !

Être égoïste, c’est aussi et souvent une étape nécessaire pour retrouver l’équilibre et faire grandir l’estime de soi, c’est décider de se faire une place, décider de se donner à soi-même de l’importance, l’importance juste, celle que l’on donne de préférence et de façon plus naturelle aux autres.

Être narcissique, selon Fabrice Midal, c’est respecter la personne que je suis, sa singularité. Si je prends conscience de la manière dont je me traite, dont je me maltraite souvent, je ne pourrai plus accepter d’être maltraité par les autres, je vais y voir clair sur les situations qui me malmènent et savoir dire non quand ça ne me convient pas. Ce changement de perspective amène à vivre des relations plus saines, et donc plus apaisées. Je peux être ouvert aux autres sans les instrumentaliser et sans me contorsionner pour être quelqu’un que je ne suis pas, puisque je m’autorise à exprimer simplement ce que je suis.

Il ne s’agit pas de devenir le centre du monde et de regarder son beau nombril avec vanité et complaisance… Non, juste faire preuve de patience, se reconnaître, respecter ses besoins et limites, parfois se rencontrer pour la première fois, dans sa vérité pleine et entière. J’encourage mes patients à développer ce regard de compréhension bienveillante vis-à-vis d’eux-mêmes, car cet égoïsme-là est un égoïsme sain.

Si je me respecte et prends en compte mes limites, je vais devenir de plus en plus conscient de mes agissements et de ce qui les motive, je vais devenir de plus en plus responsable aussi de ce que j’offre au monde et aux autres.

En apprenant à m’écouter, j’apprends à écouter vraiment l’autre. Une écoute moins intéressée, pourrait-on dire :  pas à partir de mes manques et de mon besoin de reconnaissance ou de mes blessures et de mon besoin de réparation, ou encore du vide que je ressens et que j’aimerais que tu combles !

Si je te donne, à toi, pour éprouver le sentiment de ma propre existence, je t’investis d’une mission bien périlleuse : celle de définir mes contours et de me faire exister. Ce faisant, je t’investis du pouvoir de me donner vie… Cette lourde charge va générer tôt ou tard des violences au sein de la relation et met l’autre en situation de toute-puissance, engageant ainsi sa responsabilité de façon inadaptée.

Les Danaïdes
« Les Danaïdes », John William Waterhouse – 1903

Cette recherche de soi tournée vers l’extérieur ne trouve jamais de repos : la reconnaissance que l’on reçoit, issue de cette dynamique trouble – pour peu qu’elle arrive – tombera dans le vide, le vide que l’on a de soi-même.

Si je ne m’aime pas, si je passe mon temps à me dénigrer, à me juger, à me condamner, comment pourrais-je savoir ce qui est bon pour moi, où et quand s’arrêtent mes frontières ? Où et quand j’ai le droit de dire non ? Ce dénigrement permanent de soi fait le nid des maltraitances et manipulations.

La référence aux Danaïdes, figure de la mythologie grecque, condamnées à remplir sans fin un tonneau troué, prend ici tout son sens… Pour me sentir vivant, légitime et aimable, il me faudra acquérir toujours plus : de biens matériels, de compliments, de preuves d’amour, il me faudra me placer toujours plus haut sur l’échelle sociale, obtenir plus de pouvoir, de connaissance… une quête sans fin qui ne sera jamais rassasiée, tant que je ne me serai pas rencontré avec bienveillance, et c’est là tout le message de Fabrice Midal.

A écouter, sur France Inter : « Grand bien vous fasse »,  Et si le narcissisme avait aussi de bons côtés ?

Se libérer de la pression du temps

Se foutre la paix, comme l’a écrit Fabrice Midal*, c’est aussi accepter que nous ne pourrons pas tout faire.

La course contre la montre

 

Se libérer de la pression du temps, arrêter de courir après l’expérience suivante, celle que je n’ai pas encore vécue, celle-ci justement qui manque à mon tableau de chasse et sans laquelle je me raconte que je ne suis pas encore tout à fait complet, pas suffisamment accompli…

 

 

 

 


Christophe André  (Source : Le 1) :  Se libérer de la pression du temps


Renoncer à vouloir faire à tout prix, au prix de ma paix souvent, à vouloir acquérir plus, à vouloir être ceci ou cela… renoncer et sourire en regardant combien je plie sous le poids des exigences qui m’enserrent.

Est-ce vraiment aussi grave que je l’imagine ? Et si j’acceptais de ne pas tout voir, de ne pas tout vivre, de lâcher la volonté et le contrôle ?

Je pourrais tout aussi bien décider aujourd’hui, à l’instant même, de me regarder avec bienveillance et de sourire de mes tensions, simplement respirer et goûter enfin la vie qui m’anime, admirer sa beauté, sa simplicité, son incroyable intelligence. Elle, n’a aucunement besoin que je sois au contrôle…

Et vous, que décidez-vous pour aujourd’hui ? Rester  sous pression etne rien lâcher ou… danser avec la vie ?

*Fabrice Midal : « Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre » 

Oser, c’est vivre !

Zone de confortSe sentir exister pleinement passe par bousculer nos repères, nous confronter à la nouveauté et grandir de nos apprentissages.
 
Pour retrouver l’estime de soi, se sentir satisfait, on ne peut faire l’économie d’aller se frotter à des situations qui nous mettent en déséquilibre et nous font parfois peur.
 
Derrière la peur, il y a la joie de se découvrir capable, le constat que nous sommes plus grand, plus créatif, plus audacieux que ce que nos croyances et limites nous font imaginer bien souvent.
 
Oser, c’est vivre !

Atelier en co-animation : Voyage en présence, Wutao® et Gestalt-thérapie

Et si je partais en voyage avec moi ?

Opti - Le voyage - Marina&Vanessa

Avec mon amie Marina Audibert, instructrice en Wutao®, nous vous proposons un voyage intérieur… Du corps et de l’esprit, des sensations à la mise en mots, venez vivre une expérience qui ancre la présence.

Ne ratez pas l’envol : le groupe est limité à 10 personnes.

Réservez votre voyage pour la journée du samedi 9 juin au 06.03.11.36.23.


Marina Audibert :  Le corps est l’onde  / lecorpsestlonde@gmail.com

Vanessa Chaigneau :  Les Jardins de Présence / Bordeaux-Gestalt

Cerveau et psychothérapie

Article écrit par Joris Vanlerberghe pour Prévention Santé

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« Prenons pour exemple la psychanalyse. La psychanalyse est une méthode d’investigation de l’esprit mise au point par Freud dans les années 1900 – 1940. L’absence d’outils permettant de visualiser le fonctionnement cérébral était alors un frein concernant les possibilités de compréhension du cerveau. Ceci n’a heureusement pas arrêté Freud, très désireux d’apprendre et de comprendre le fonctionnement psychique humain. Il propose alors des théories qui vont bouleverser la psychologie d’aujourd’hui, et notamment la psychologie clinique.

La psychanalyse, une psychothérapie

Adepte du divan, du retrait et du libre parler de l’inconscient, il fut l’un des premiers à mettre le patient en souffrance psychique au centre d’une nouvelle technique qu’il appellera alors la psychanalyse.

Moi, ça, surmoi, pulsion de mort, complexe d’œdipe, sexualité infantile, pulsions sexuelles… Tant de mots aujourd’hui acquis dans le vocabulaire des « psys ». Pourtant souvent décriée, la psychanalyse ne permettant pas d’être étudiée de façon scientifique, elle apparaît pour certain comme inutile, dangereuse, voir dogmatique. En réalité, nous savons aujourd’hui que la psychanalyse aide certaines personnes à aller mieux. Jusqu’aux années 2000, nous ne savions pas réellement comment la psychothérapie pouvait aider un patient à aller mieux.

C’est à l’aide d’une conférence d’un grand psychanalyste, neuropsychiatre, éthologue que  je vais appuyer mon article : Le Dr. Boris Cyrulnik.

Le cerveau dans la douleur

Lorsqu’une personne se retrouve en situation d’isolement sensorielle (décès d’un proche, malheureux, dépressif, etc.) on peut voir que les fibres préfrontales ne sont plus stimulées. L’arborisation préfrontale s’arrête donnant l’impression qu’il y a une atrophie, qui, en fait, n’en est pas vraiment une. Effectivement, la réorganisation du milieu (sensoriel) permet aux fibres préfrontales de se redresser et donc cette « fausse-atrophie» disparaît.

Une des choses les plus importantes à comprendre ici, c’est que la forme du cerveau dépend de la structure du contexte. C’est là que la psychothérapie prend forme. En d’autres termes, le fonctionnement du cerveau dépend de l’environnement. Par exemple, une personne parfaitement saine perd son conjoint, alors les fibres préfrontales s’affaisseront.

Le cerveau et la psychothérapie

On va aller plus loin dans l’explication neuro-scientifique et comprendre les conséquences de fibres préfrontales « atrophiées ». Je vais parler un instant de l’amygdale. L’amygdale est le socle neurologique des émotions. Elle fait partie du système limbique qui est impliqué dans la reconnaissance et l’évaluation de la valence émotionnelle des stimuli sensoriels, dans l’apprentissage associatif et dans les réponses comportementales et végétatives associées en particulier dans la peur et l’anxiété.

C’est-à-dire que les fibres préfrontales saines vont venir inhiber en quelque sorte les informations sensibles. Non pas dans le sens de donner moins d’informations, mais plutôt amortir leur valence émotionnelle. Le problème serait plutôt pour une personne chez qui ces fibres préfrontales seraient en quelque sorte « atrophiées ».

En effet, vous l’aurez compris, elles ne pourront plus « amortir » le choc émotionnel et donc la moindre information devient pour l’amygdale une alerte intense. Ce qui veut dire que pour une personne ayant ce type de cerveau, le moindre événement est un trauma.

Alors que pour une personne ayant les fibres préfrontales saines, la même information sera par exemple une invitation au jeu, à l’exploration. Ce qui va détruire l’un, va être une information futile pour l’autre.

L’expérience de Mario de Beauregard :

Participant à l’expérience : 30 – 50 personnes / Formation de 3 groupes

1 – Dépression profonde avec psychothérapie, avec IRM 2 – Dépression profonde sans psychothérapie, avec IRM 3 – Parfaite santé, avec IRM.

Groupe 1 : Dépression profonde : IRM + psychothérapie et au bout de quelques mois : Contrôle avec IRM

Le travail de psychothérapie était le suivant : remémoration, imagination, représentation. Résultats : on voit qu’après 3 mois leur cerveau ne fonctionne plus de la même manière. Il y a la partie dorsale du lobe frontal s’est regonflé et consomme de l’énergie.

La partie antérieure de l’Aire Singulaire Antérieure se remet à fonctionner alors que lorsqu’il était déprimé la partie frontale était éteinte et c’était la partie postérieure de l’Aire Singulaire qui consommait de l’énergie. Ce qui veut dire que le cerveau a pris l’habitude de fonctionner différemment sous le simple effet de la psychothérapie.

C’est-à-dire que le milieu agit sur notre fonctionnement cérébrale, mais qu’à l’inverse, on peut agir sur le milieu pour qu’il agisse de manière différente sur notre fonctionnement cérébral ainsi, on ne voit plus le monde de la même manière.

Groupe 2 : Dépression profonde, mais refus de la psychothérapie, contrôle quelques mois plus tard

Le fonctionnement du cerveau n’a pas changé.

Groupe 3 : Parfaite santé : contrôle en même temps que les deux autres groupes, puis quelques mois plus tard, le fonctionnement du cerveau n’a pas changé.

Mario de Beauregard, auteur de cette expérience, a fait plusieurs cohortes, et quelle que soit la méthode psychothérapique les résultats sont les mêmes : qu’il s’agisse de la psychanalyse, de thérapie comportementale, etc. L’intérêt de la psychothérapie, c’est de faire l’effort de remémoration, de parole, d’anticipation, d’imagination.

Lorsque l’on raconte sa vie à un psychologue, on fait un effort d’imagination, d’anticipation, de traitement des images, de parole, de réflexion. C’est cet ensemble d’actions qui va venir structurer le cerveau, le modifier. »

Références

Plus d’informations sur la neuroplasticité et la dépression : http://www.neuroplasticite.com/mecanismes-neuroplasticite/depression/

Plus d’informations sur la neuro-imagerie : http://www.soutien-psy-en-ligne.fr/blog/neurosciences-therapie/

La conférence de Boris Cyrulnik : Cerveau et psychothérapie