Vivre, cette incertitude…

Nous avons passé l’habituel cap du 1er de l’an, et depuis je me questionne sur ce que je pourrais dire ou souhaiter.

Hier soir, en terminant « La sagesse espiègle », le dernier livre d’Alexandre Jollien, il y a eu comme un souffle nouveau, une respiration plus ample. Voilà la formule que j’en retiens et que j’ai fait mienne pour maintenant, et peut-être deviendra-t-elle d’ailleurs aussi mon mantra pour cette année… et les suivantes : « C’est le bordel, mais il n’y a pas de problème. »

Drôle de temps que cette période où nous ne savons plus où poser notre regard pour trouver sécurité, ni même où tendre l’oreille pour trouver réconfort. Cette crise inédite nous divise, il est inutile d’aller très loin pour s’en rendre compte, mais il y a bien une chose sur laquelle nous pouvons tous tomber d’accord : C’est le bordel.

Cher Alexandre, je vous dis merci !

De nous offrir une plongée dans l’incertitude, le trouble, le chaos, les doutes, le tiraillement, la densité émotionnelle.

De nous convoquer à la vie telle quelle, crue, rugueuse, aussi jolie et poétique que difficile à regarder, à accepter. La vie, bien sûr, et nous en miroir, en tant qu’humains cheminant, hésitant, usant parfois de tendresse bouleversante et si souvent de violence… envers nous-même, envers les autres, envers le monde.

Oui, c’est le bordel… et s’il n’y avait pas de problème ?

Je mesure bien que cela pourrait être pris comme une provocation, mais pourtant, c’est bien le propre de nos vies, traverser les chaos et les dénivelés, apprivoiser nos ombres et nos troubles, reconnaître nos lumières autant que nos bassesses et nos lâchetés.

Vivre, cette incertitude… Tout va, tout passe. Nous barbotons dans cette impermanence, il serait vain de combattre ce qui fait l’essence même de l’existence. Vouloir s’accrocher à des certitudes, c’est arrêter simplement la danse de la vie.

2020, tu as ébranlé nos repères, secoué nos habitudes, et si nous pouvons t’en vouloir pour ta brutalité soudaine, il faut reconnaître que tu nous as recentrés sur l’essentiel, tu nous as obligés à questionner le sens de nos agitations, de cette course folle en apnée. Toujours plus, encore plus… de biens, d’argent, de performance, toujours plus de temps à perdre nos vies à la gagner. Et si, 2020, par ta grande sagesse, espiègle comme dirait l’autre, tu nous obligeais à plus de coeur, plus de vérité, plus d’engagement, plus de conscience ?

Ma prescription spéciale 2021 :

  • Cultivez l’incertitude, c’est la vie même;
  • À la manière de Sénèque : Apprenez à danser sous la pluie : si cet orage-là passe, un autre lui succédera bientôt;
  • Riez de bon coeur et de tout, surtout de vous-même : vivants, nous sommes d’éternels apprentis;
  • Cessez la lutte constante et surfez avec souplesse les vagues existentielles : les crêtes et les creux de l’océan en font toute la beauté;
  • Doutez de ce qui est posé comme vérité, tout autant que de vos propres vérités : utilisez intelligence et discernement;
  • Choisissez d’incarner vos valeurs, ne cédez pas trop vite votre pouvoir aux illusions;
  • Refusez d’être contrôlés par la peur… écoutez-la, mais voyez combien son discours est limité;
  • Aimons-nous, embrassons-nous, rapprochons-nous, prenons soin de nos liens…
  • Chantez, partagez, revendiquez votre vérité singulière;
  • Et pensez-y chaque jour : C’est le bordel, mais il n’y a pas de problème.

Nous restons en lien, par ici ou par là ! ∞

Transformation et passage

Hier matin, une amie a partagé sur un réseau social la citation de Jung, ci-dessous. Celle-ci m’a instantanément inspiré les pensées que je vous livre ici.

« La thérapie ne commence qu’à partir du moment où le malade se rend compte que ce ne sont pas son père et sa mère qui lui barrent la route, mais que c’est lui-même, c’est-à-dire une partie inconsciente de sa personnalité, qui prolonge et perpétue le rôle du père et de la mère. » Psychologie de l’inconscient, Carl Jung

—–

En voilà une belle réflexion pour planter les graines du renouveau en ce moment de fin d’étape annuelle !

Je m’approprie la citation – si, si, j’ose ! – et vous fais la proposition suivante :

« La vie ne commence qu’à partir du moment où l’on se rend compte que personne ne nous barre la route, à part nous-même, c’est-à-dire une partie inconsciente de notre personnalité, qui prolonge et perpétue le rôle du père et de la mère… et les vieux schémas, intégrés comme des vérités immuables… »

Être responsable à 100%, c’est être libre, car notre pouvoir véritable se trouve dans la décision de faire le chemin pour une rencontre authentique avec soi-même.

Le processus est simple :

Observer (… s’observer), voir en vérité et prendre des décisions, cela revient à agir à partir de ce que nous voulons vraiment ou de ce que nous ne voulons plus, s’engager pour soi-même.

Autrement dit, il y a trois mouvements à faire :

– reconnaître ce qui est,

– clarifier ce que je veux,

– décider de ce que je fais pour aller vers ce que je veux : quel petit pas je peux faire dès maintenant ?

Alors, êtes-vous prêt à retrouver votre souveraineté ?

Je vous encourage à faire un rituel de passage pour préparer l’an neuf :

➛ identifier et écrire sur un papier ce que vous ne voulez plus (idées, comportements, croyances, anciennes formes, limitations, jugements, fixations… etc.) Tout ce qui vous restreint.

➛ remercier chacune des formes vues pour ce qu’elle a permis.

➛ brûler ou déchirer ce papier, l’enterrer pour le rendre à la terre, selon ce qui vous correspond le mieux.

➛ honorer l’espace que vous venez de créer et qui invite à faire apparaître ce qui est déjà là en germes et ne demande qu’à fleurir à partir de votre engagement, à l’écoute de la vérité de votre être.

➛ écrire ensuite sur un papier ou un cahier à garder précieusement vos nouvelles intentions, comme une feuille de route pour ne pas vous lâcher la main durant l’année qui vient, ne pas abandonner ce qui fait que vous êtes vous !

Et surtout remerciez-vous pour le chemin déjà parcouru… car vous êtes magnifique !

Amusez-vous et réjouissez-vous des aventures à venir, des potentialités qui s’offrent chaque jour à vous.

Je vous souhaite un beau passage !

En lien,

Vanessa

Vous reprendrez bien un peu de liberté ?

17 mars 2020 : un rétrécissement brutal, une suspension, un arrêt.

Le silence dans la ville, nos quotidiens agités stoppés net. Nous avons retenu nos souffles et parfois manqué d’air.

Car ce n’est pas rien de se confiner : l’expérience a été déstabilisante, inquiétante, inédite, radicale.

11 mai 2020 : une fenêtre qui s’ouvre, l’oxygène qui se rappelle doucement à nos poumons étriqués. Retrouver la vie d’avant, penser la vie d’après ? Sortir de nos bulles. Pour certains, elles ont été nourrissantes et douces. Pour d’autres, elles ont été éprouvantes et douloureuses.

Ce n’est pas rien non plus de se déconfinerÀ ce temps de pause introspective, plus ou moins bien vécue et qui reconfigure nos réalités collectives et nos contours individuels, s’ajoute désormais la peur de l’autre, la peur de la contamination, la peur du rejet. Ce contexte singulier nous met face à de nombreux éléments que nous ne pouvons contrôler. Il faut bien vivre pourtant et se jeter à nouveau dans le mouvement animé de nos existences… avec l’idée désormais claire que la vie est incontrôlable. La vie, bien sûr, et son inévitable corollaire, la mort. Comment donc avions-nous pu oublier cette donnée essentielle ? Nous sommes souvent bien orgueilleux de penser que nous sommes aux manettes et que nous décidons de tout.

Un virus, la privation de liberté, un traitement médiatique obsessionnel, le manque de clarté et de cohérence, les discours contradictoires ont mis à mal nos sécurités intérieures et extérieures, réveillant un florilège d’inquiétudes et de peurs.
Le monde matériel devient danger, l’air devient danger, l’autre devient danger… Tout notre environnement nous renvoie soudainement et avec intensité à nos fragilités existentielles.

Oui, la vie est incertaine. Elle l’a toujours été. Avec le cadeau de la naissance vient l’incertitude et l’expérience de la perte et de la finitude. Nous pouvons mourir, nous pouvons souffrir. Nous sommes des êtres vulnérables. La vie est fragile et puissante à la fois. Comme nous le sommes, nous, les êtres humains. Nous sommes puissants par nos choix, nos actions. Nous pouvons décider de regarder la part sombre ou la part lumineuse… c’est un grand pouvoir que celui-ci, car il va dicter nos comportements et modifier notre être-monde, notre aller-vers. Avoir conscience de mon impact sur les autres et sur le monde, prendre la pleine responsabilité de ce que je génère par ce que je suis…

Pour aujourd’hui et pour demain, que déciderons-nous de faire de cette expérience ? de notre liberté ? de cette transformation qui est à l’oeuvre et nous propose d’ouvrir nos horizons à de nouvelles formes, de nouvelles voies ?

De mon côté, je suis en pleine mutation. Ne voyant pas encore le dessin de nouveaux paysages, je prends soin de mes jeunes pousses. Je sais qu’avec une attention délicate, elles donneront bientôt des fruits.

Et pour vous, qu’a-t-il semé, ce printemps bouleversant ?

Article librement inspiré d’une publication de psychologies.com : « Déconfinement : surmonter la peur de l’autre et l’anxiété sociale ».

Apprivoiser, c’est créer des liens

Petit prince_opt

« – Bonjour, dit le renard.
– Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
– Je suis là, dit la voix, sous le pommier…
– Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
– Je suis un renard, dit le renard.
– Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
– Ah ! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta :
– Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?
– Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
– Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »
– Créer des liens ?
– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
– Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé… »
« Le Petit Prince » – Antoine de Saint-Exupéry
—–
🤝💛 🤝 Notre 5e groupe visio « Nourrir les liens » a eu lieu lundi dernier. Nous étions 9.
⇾ Voici la danse des thèmes du jour :
– Appréhension de la reprise, d’un retour à la « vie d’avant »
– Questionnement autour de son projet de vie, « Qui suis-je ? », « Qu’est-ce que je veux pour moi ? »
– Comment organiser la transition, d’un état à l’autre ?

❋ La possibilité du renouvellement de soi…

– Sensation de lourdeur, de densité, de fatigue, mais aussi sentiment d’injustice, d’écoeurement. Révolte, tristesse et colère : les choix du gouvernement pèsent sur chacun, la responsabilité des citoyens, l’instrumentalisation possible.
– Comment trouver son espace personnel face à tout cela ?
– Besoin de sens, de profondeur.
– Besoin de simplifier, de retrouver notre humanité, d’être connecté à la nature.
Quelques jolis mots de la fin offerts par les participants :
« Ce groupe est terrible ! »; « Riche »; « Doux »; « Un bon moment »; « Chouette ! »; « Joie »…

Mantra-graine de cet échange passionnant : « La Vie est puissante ! »

🙏🏻 Gratitude à chacune et à chacun qui enrichit notre palette d’humains en chemin.

Nourrir les liens – 4e !

Le groupe en visio « Nourrir les liens », dont l’objectif était de partager et de sortir de l’isolement dû à cette période de confinement ,continue et s’enrichit des couleurs de chacune, chacun. C’est une bien belle mosaïque !

Retour sur les deux dernières rencontres.

Union

☼ Nous étions 9 lors du 3e groupe, le 6 avril.

Voici les thèmes abordés :

– La famille
– Le manque de liens sociaux
– Les liens et les difficultés d’ajustement
– Échange des perceptions de chacun autour de la gestion de la crise liée au coronavirus
– Envie de profiter de ce temps inédit

Cette pause contrainte permet d’approfondir le cheminement personnel, de revenir à l’essentiel, à la simplicité, c’est un déclencheur de prises de conscience.

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☼ Nous étions 7 lors du 4e groupe, le 13 avril.

Les réflexions ouvertes ce jour :

– Se remettre au centre
– Apprendre à simplifier fait du bien
– Revoir ses priorités, reconnaître ses besoins
– Apaisement car moins de contraintes extérieures
– Faire la balance entre ses besoins et la réalité
– Poser un acte permet d’être moins paralysé par le mental
– Grandir en conscience

Sujet du moment : Vivre libre en confinement !

Nous avons ri, philosophé, écouté, réfléchi…

Je remercie chaleureusement chacune et chacun des participants pour son authenticité et la profondeur de nos échanges !
C’est un vrai plaisir de vous retrouver et d’être ensemble.

A la joie d’être en lien !

🌞

Il est toujours possible de nous rejoindre, selon les places possibles…

Nourrir les liens : 2e groupe en Visio

Bonjour à vous !

J’espère que vous vous portez bien et que l’expérience inédite de cette période de retraite vous permet d’ouvrir de nouveaux espaces d’exploration, avec vous-même et avec votre environnement.

Chacunsacouleur

Hier, lundi 30 mars, nous devions être 9 pour ce 2e groupe, mais les aléas ont finalement constitué un groupe de 7 participants.
Le petit noyau initial a décidé de poursuivre l’aventure !

Chacun.e a pu exprimer sa couleur et sa vérité, déposé son émotion du moment. Nous avons cheminé ensemble.
Les liens se tissent et font soutien.
Merci à celles et ceux qui étaient là !

Rendez-vous lundi prochain, le 6 avril.
Il reste des places… qu’on se le dise…

– De 14h à 16h
– Il reste 2 places pour ce groupe
– Sans engagement ou continu : à vous de voir
– Gratuit et ouvert à tous, après un 1er échange si nous ne nous connaissons pas.

Pour rejoindre le groupe, appelez-moi au 06.03.11.36 23.

Prenez soin de vous et restons en lien !

Vanessa

Nourrir les liens – 1er groupe en visio

Bonjour à vous !

Le 1er groupe en visio a eu lieu hier soir, nous étions 9.
Merci aux participant.e.s du groupe « test » d’avoir répondu présents pour cette inauguration !

Love GroupÇa fait un peu des couacs au niveau technique et demande quelques ajustements. La vie, quoi… On est en permanence mis au travail sur nos limites, notre confort, nos certitudes. Une chose est sûre : personne n’est laissé de côté par la vie et son oeuvre !

Nourrir les liens et partager nos expériences singulières, se soutenir, créer un espace bienveillant, rire…
Même en tâtonnant un peu, c’est ce que nous avons réussi à faire. On y était, ensemble, et c’était doux.

Le voyage continue chaque lundi !

– Le 30 mars prochain, ce sera de 14h à 16h.
– 2 places sont libres pour cette date.
– D’autres créneaux peuvent s’ouvrir, si besoin…
– C’est sans engagement ou continu : à vous de voir !
– Cet espace gratuit et ouvert à tous, après un 1er échange de mise en lien.

Un espace de partages qui a le mérite d’exister,
un peu comme le café du coin… qui, lui, pourrait bien finir par nous manquer !

Pour rejoindre le groupe, appelez-moi au 06.03.11.36 23.

Prenez soin de vous et restons en lien !

 

Confinement : stress et conséquences

Chers amis,

Nous voilà tous embarqués dans une drôle de galère…
Comment allez-vous ?
Parvenez-vous à mettre en place un nouvel équilibre ou non ?
Quelle est votre expérience ?

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A lire, cet article intéressant, paru sur France Culture : « Covid-19 : « Un confinement de plus de dix jours peut causer des syndromes de stress-post-traumatique ».

Comme le précise l’article que je vous partage, il est nécessaire d’être vigilant et de se préparer à l’intensité émotionnelle que peut générer cette période particulière, cette épreuve qui concerne l’humanité au grand complet. Cela va monter en puissance dans les semaines qui viennent. Aussi, il est essentiel de prendre dès maintenant de nouvelles habitudes, de prendre soin de soi de façon concrète, avec les limites de la réalité à laquelle nous sommes confrontés, chacun.e dans nos univers différents.

Chacun.e va essayer au mieux de faire barrage à un envahissement galopant des émotions, à la peur, à l’isolement. C’est un terrain propice à la flambée des addictions, à la montée des angoisses et à l’amplification des symptômes dépressifs.
C’est aussi une opportunité pour créer autre chose, pour se rencontrer soi-même, pour revenir à l’essentiel.

Parlez avec vos proches, avec vos voisins, avec un thérapeute.Invitez la bienveillance pour vous-même et pour les autres, invitez la patience aussi.
Beaucoup d’amour enfin pour tous ceux qui sont touchés et bataillent avec courage pour faire front à l’urgence, les malades, les soignants, tous ceux aussi qui permettent notre quotidien.

Nous sommes tous interdépendants les uns des autres, utiles les uns pour les autres, chacun.e à notre manière.

Prenez soin de vous. Restons en lien !

Groupe de parole : Confinés ensemble !

Bonjour à vous, chers amis,

Je réfléchissais ces jours derniers à mon utilité de thérapeute pour ce moment déstabilisant que nous traversons. Nos habitudes sont déconstruites, le quotidien nous livre à nous-même et cela génère pour beaucoup un mal-être, des questionnements et souvent de nombreuses inquiétudes face à la maladie, au confinement, aux restrictions de libertés, même si elles sont aujourd’hui nécessaires.

Hier, il m’est apparu comme une évidence, lors d’un rendez-vous téléphonique, qu’il serait utile de créer une possibilité de se soutenir mutuellement.

Im-possibleOffrir une présence, notre présence bienveillance, reliés les uns aux autres. Cette présence sera différente de celle que nous aimons vivre dans le confort intime et chaleureux d’un cabinet, mais ce sera l’occasion de vivre un être-ensemble ajusté à l’actualité commune !

 

Ouvrir un espace de parole, déposer les peurs et difficultés liées au confinement, mais aussi partager les ajustements créateurs que cette situation inédite nous permet de découvrir, notre inventivité, nos trouvailles, nos rires, la richesse de nos ressources qui se déploient…

Sortir de l’isolement, continuer à nourrir nos liens, échanger nos fragilités et la beauté de ce que nous sommes en tant qu’humains.

Nous serons plus intelligents ensemble qu’isolé chacun de notre côté, et la crise que vit notre humanité peut être porteuse de nouveaux modèles, de nouvelles façons d’être-au-monde, de nouvelles façons d’être en relation, d’une autre conscience.

Retrouvons-nous !

  • Espace ouvert chaque lundi, dès le 23 mars – pendant la durée du confinement
  • Un groupe actif (14h à 16h), d’autres créneaux peuvent s’ouvrir selon besoin
  • Via Jitsi-Meet (ou autre)
  • Gratuit et ouvert à tous, sous réserve de place disponible et après un 1er échange.
  • De 3 à 10 personnes

Pour nous rejoindre, nous utiliserons Jitsi-Meet.
Cet outil de web-conférence est open source (gratuit), ne nécessite pas de téléchargement, ni de créer un compte, et par défaut, les données sont cryptées, la confidentialité est donc respectée. Fonctionne sur téléphone ou pc.
Vous êtes libre d’activer ou non la vidéo au moment de la connexion. Vous choisissez ce qui est plus confortable pour vous.

Le jour J, je vous enverrai un lien par mail ou sms pour accéder à la salle virtuelle. En cliquant dessus, vous serez aussitôt connecté. C’est vraiment simple à utiliser.

Vous pouvez m’appeler au 06.03.11.36.23 pour en parler ou me confirmer directement votre présence à l’adresse contact@bordeaux-gestalt.com.

Joie

Nous allons co-créer ensemble un espace de fraternité solidaire et je m’en réjouis !

Au plaisir, par ici ou par là.

Vanessa 💞

… et faites-le savoir !

Écoutons la vie !

Chers amis,
Ce matin, j’ai lu un texte qui m’a touchée et m’a inspiré les quelques mots que vous trouverez ci-dessous. Ce poème, écrit par Frère Richard, a été traduit de l’anglais et publié le 13 mars dernier sur la page Facebook de Richard Hendrick, « Frère Richard ».
« Verrouillage

Oui il y a peur.
Oui il y a de l’isolement.
Oui il y a de la panique.
Oui il y a de la maladie.
Oui il y a même la mort.
Mais, mais,
On dit qu’à Wuhan après tant d’années de bruit
Vous pouvez encore entendre les oiseaux.
On dit qu’après seulement quelques semaines de calme
Le ciel n’est plus épais avec des fumées
Mais bleu et gris et clair.
On dit que dans les rues d’Assise
Les gens chantent l’un à l’autre
à travers les places vides,
Gardez leurs fenêtres ouvertes
pour que ceux qui sont seuls
Peut-être entendre les sons de la famille autour d’eux.
On dit qu’un hôtel dans l’ouest de l’Irlande
Offre des repas gratuits et livraison à la maison.
Aujourd’hui une jeune femme que je connais
est occupé à répandre des flyers avec son numéro
à travers le quartier
Pour que les aînés aient quelqu’un à appeler.
Aujourd’hui églises, synagogues, mosquées et temples
se préparent à accueillir
et abri les sans-abri, les malades, les fatigués
Partout le monde, les gens ralentissent et réfléchissent
Partout le monde, les gens regardent leurs voisins d’une nouvelle façon
Partout le monde, les gens se réveillent vers une nouvelle réalité
À quel point nous sommes vraiment grands.
À combien peu de contrôle nous avons vraiment.
À ce qui compte vraiment.
À aimer.
Alors nous prions et nous souvenons de ça
Oui il y a peur.
Mais il n’y a pas besoin d’y avoir de haine.
Oui il y a de l’isolement.
Mais il n’y a pas besoin d’y avoir de solitude.
Oui il y a de la panique.
Mais il n’y a pas besoin d’avoir de méchanceté.
Oui il y a de la maladie.
Mais il n’y a pas besoin d’y avoir de maladie de l’âme
Oui il y a même la mort.
Mais il peut toujours y avoir une renaissance de l’amour.
Réveillez-vous aux choix que vous faites pour vivre maintenant.
Aujourd’hui, respire.
Ecoute, derrière les bruits d’usine de ta panique
Les oiseaux chantent à nouveau
Le ciel est en train de déneiger,
Le printemps arrive,
Et nous sommes toujours encompassés par l’amour.
Ouvre les fenêtres de ton âme
Et bien que vous ne soyez peut-être pas capable
pour toucher à travers la place vide,
Chante. »

Lien vers la page de Brother Richard


De tout temps, nous ne faisons que cela, nous ajuster à notre environnement et grandir de ces ajustements. Ce même environnement que l’on ne questionnait plus – nous qui vivons dans des sociétés repues et aisées – et qui aujourd’hui vient ébranler nos sécurités fondamentales.
Recueillement
Tout le florilège des peurs vient secouer nos structures, autant l’organisation systémique de nos sociétés, que nos corps physiques, émotionnels, énergétiques… La peur de mourir, la peur de la maladie, la peur de souffrir, la peur de manquer, la peur de perdre ceux que l’on aime, nos richesses, notre confort… Nous sommes bousculés dans nos fondements.
Aucun de nous n’aime avoir peur… à part peut-être dans les trains fantômes des fêtes foraines ou devant un film.
Alors, il n’en faut pas beaucoup plus pour que le cerveau reptilien nous pousse à nous retrancher derrière nos forteresses. Faire de grosses réserves de nourriture, tenir à grande distance nos voisins ou médire plus qu’à l’accoutumée sur l’étranger que nous croisons dans la rue, se claquemurer tous verrous verrouillés dans nos certitudes individuelles. Folie des hommes.
En matière de forteresses, subtiles ou plus tangibles, nous prouvons chaque jour notre foisonnement créatif.
Je me disais ce matin : « C’est étonnant, les humains meurent de maladie respiratoire et la planète, elle, respire mieux… »
La frénésie consumériste est freinée de façon radicale, l’activité industrielle est mise à l’arrêt, on impose des restrictions de circulation… l’air s’en trouve mécaniquement assaini. Les experts le disent, relaye Le Parisien : le ciel de Chine s’est éclairci. Et si notre ciel intérieur s’éclaircissait, lui aussi ?
Toute crise transforme… Quand ce sont des crises personnelles, ruptures, deuil, maladie, burn-out, faillite, accidents… les épreuves nous amènent à changer de regard, à déconstruire certaines visions trop étroites, certaines rigidités, à revisiter nos schémas, parfois même à changer de vie. Nous nous réinventons, si nous acceptons de tirer enseignement de la traversée. C’est aussi le cas pour les crises qui déstabilisent notre communauté humaine.
Nous sommes en crise, mais pas seulement une crise sanitaire. J’aurais tendance à voir cela comme une crise de croissance… une poussée vers un monde que je rêve plus clair et plus conscient. Et s’il y avait là, pour chacun de nous, une occasion magnifiquement créative de repenser nos façons de vivre, de repenser nos priorités, de voir l’impact central de l’interdépendance sur nos existences ? Vision rêveuse ou simplement gestaltiste…? Nous dépendons les uns des autres et vivons, pour la plupart, comme si cette réalité n’existait pas. Oiseau qui chante
Depuis que j’ai commencé à écrire, j’ai dans la tête l’intemporelle chanson de John Lennon que je vous offre ici à nouveau : « Imagine ».
Que sa douceur et ses voeux de paix vous accompagnent.
Profitons donc de cette période pour nous poser, cuisiner, méditer, respirer, jouer en famille, créer, lire, aimer, appeler nos amis, chanter aux fenêtres comme les Italiens… et tendons l’oreille aux oiseaux et aux humains qui nous entourent.
La vie est là, elle nous invite plus que jamais à être présent au présent.
Arrêtons-nous et chut… écoutons-la.
Prenez bien soin de vous.

Pour respecter les consignes actuelles, les rendez-vous sont maintenus via Skype, WhatsApp ou téléphone. Le fonctionnement en Visio n’enlève rien à la qualité du lien et de l’échange. Quoi qu’il en soit à bientôt, par ici ou par là. Vanessa